Affaire Epstein : Melinda lâche la bombe, Bill Gates regrette… surtout d’avoir été pris

Affaire Epstein : Melinda lâche la bombe, Bill Gates regrette… surtout d’avoir été pris


Partager cet article

Bill Gates affirme regretter « chaque minute » passée avec Jeffrey Epstein… mais seulement depuis que trois millions de pages sont publiques. Son ex-femme Melinda réclame des explications. Le fondateur de Microsoft tente de sauver son image. Mais derrière la morale, se cache la protection systémique des puissants du "monde d’après".

Rattrapé par la publication de nouveaux documents liés à l’affaire Epstein, Bill Gates assure regretter « chaque minute » passée avec le financier. Un regret tardif qui relance une question simple : les puissants rendent-ils vraiment des comptes ?

Les regrets arrivent toujours après la publication

Dernièrement, le ministère de la Justice a publié de nouveaux documents et photos concernant l’affaire Jeffrey Epstein, le financier condamné de trafic sexuel décédé en prison en 2019. Il devrait y avoir plus de trois millions de pages, incluant un brouillon d’e-mail mettant en avant les relations extraconjugales de Bill Gates.

Dans ce courrier électronique qui n’a pas été envoyé, Jeffrey Epstein révèle avoir aidé le milliardaire à trouver des médicaments pour « remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes ». Il parlait de traitements contre une infection sexuellement transmissible.

Bill Gates addresses ‘regret’ after presence in Jeffrey Epstein files
Bill Gates has addressed his presence in the three million recently-released pages of the Jeffrey Epstein f…

Le cofondateur de Microsoft a immédiatement démenti ces allégations sur la chaîne australienne 9News. « Ce courrier électronique n’a jamais été envoyé et il était faux, donc je ne sais pas ce qu’il pensait en faire », a déclaré Bill Gates.

« Je regrette chaque minute que j’ai passée avec lui, je regrette et je m’en excuse », a-t-il ajouté. Le milliardaire a confié avoir rencontré Jeffrey Epstein lors des dîners. Il a affirmé qu’il n’a jamais mis les pieds sur l’île de l’homme d’affaires et il nie avoir « rencontré de femmes » par l’intermédiaire de ce dernier.

Epstein a présenté une modèle polonaise de 20 ans à Bill Gates en 2014 !
C’est le Wall Street Journal qui le révèle dans une enquête très fouillée : alors qu’il avait écopé d’une peine

« Plus les informations sortiront, plus il apparaîtra que, même si cette période a été une erreur, cela n’avait rien à voir avec ce type de comportement », a souligné le cofondateur de Microsoft.  

Le milliardaire parle d’« accusations absurdes ». Il affirme n’avoir rien à se reprocher. La justice américaine, par la voix de Todd Blanche, précise qu’aucun élément nouveau ne justifie des poursuites supplémentaires. Le numéro deux du DOJ, Todd Blanche, s’empresse de préciser : « Ces documents ne contiennent rien de nouveau justifiant des poursuites.

Circulez, il n’y a rien à voir.

Melinda Gates, rupture personnelle et désaveu public

L’intervention de Melinda French Gates ajoute une dimension plus politique qu’il n’y paraît.

Elle rappelle que la relation entre son ex-mari et Epstein a pesé dans leur divorce. Elle parle de « périodes très, très douloureuses ». Elle affirme être heureuse de s’être éloignée de « toute cette boue ».

En renvoyant Bill Gates à ses propres réponses, elle évite le rôle d’écran protecteur. C’est désormais à lui d’assumer publiquement ses choix passés.

La mécanique bien huilée des élites

Depuis des années, l’affaire Epstein expose les réseaux d’influence qui relient finance, politique, philanthropie et haute technologie. Des noms apparaissent. Puis disparaissent. Les enquêtes avancent. Puis s’arrêtent.

Scandale Epstein : Trump veut-il détourner l’attention des Américains?
Sous pression dans l’affaire Epstein, Donald Trump tenterait-il de déplacer le regard médiatique en multipliant les accusations contre Barack Obama,

La publication de documents crée un choc médiatique. Mais juridiquement, rien ne bouge.

Il y a là un contraste frappant. Le citoyen ordinaire, lui, connaît la rigueur implacable des procédures. Amendes, poursuites, exposition publique. La justice est rapide et visible. Pour les puissants, elle devient prudente, technique, procédurale.

Jack Lang et l’affaire Epstein: le bal des faux-culs commence
Des documents surgissent, des noms apparaissent, et les figures installées du pouvoir expliquent qu’elles ne savaient rien. Jack Lang, ancien ministre emblématique de la gauche culturelle, se retrouve à son tour pris dans la tourmente Epstein. Mais sa ligne de défense tient en une phrase :“je dois être un

On explique qu’une simple mention ne vaut pas preuve. C’est exact. Mais la répétition des liens, des dîners, des fréquentations pose une autre question : pourquoi ces cercles se croisent-ils toujours entre eux ?

Les élites se fréquentent. Se protègent parfois. Se regrettent ensuite. Cette affaire Epstein-Gates en est un parfait miroir : une caste mondiale qui se croit au-dessus des lois, qui finance les gouvernements, qui dicte les règles… et qui ne regrette ses erreurs que quand la lumière tombe dessus.

Les documents montrent des liens avec des dizaines de personnalités. Résultat ? Silence radio, « rien de nouveau », et on passe à autre chose.

Moins d’État, moins de philanthropie déguisée en pouvoir occulte, plus de vraie responsabilité individuelle et de transparence forcée. Sinon, ce sera toujours les mêmes qui « regrettent »… après coup.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Dati entendue dans une affaire de surveillance clandestine

Dati entendue dans une affaire de surveillance clandestine

Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, a été placée sous le statut de témoin assisté dans une enquête sur une possible filature illégale visant un couple qui l’avait mise en cause dans l’affaire Renault-Carlos Ghosn. Auditionnée jeudi dernier au tribunal judiciaire de Paris, l’ancienne ministre voit resurgir des soupçons qu’elle qualifiait encore en 2022 d’« élucubrations ». Jeudi dernier, Rachida Dati a été entendu comme témoin assisté lors d’une audition qui s’est tenue au tribuna


Rédaction

Rédaction

Non, M. Macron, être binational, ce n'est pas être les deux à la fois

Non, M. Macron, être binational, ce n'est pas être les deux à la fois

Emmanuel Macron lance une nouvelle polémique sur la binationalité. Une fois de plus, un Président français renonce à dire que vivre en France, qui plus est avec des papiers français, oblige à respecter des règles que chacun ne peut choisir. À Nairobi, Macron a donc relancé une polémique sur la question de l'intégration. Voici ce qu'il a déclaré à Brut Afrique : «Mon message à la diaspora, c'est ça, personne ne vous l'enlèvera. Et donc vous êtes totalement françaises et français et totalement a


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Présidentielle 2027 : Attal lancé vers l’Élysée, le macronisme recycle ses héritiers

Présidentielle 2027 : Attal lancé vers l’Élysée, le macronisme recycle ses héritiers

Le Conseil national de Renaissance a officiellement appelé Gabriel Attal à être candidat à la présidentielle de 2027, avec un score de 91 %. Une semaine après la démission d’Élisabeth Borne de la présidence du « parlement » du parti, l’ancien Premier ministre voit la voie partisane s’ouvrir. Pendant que le jeune ambitieux multiplie meetings et dédicaces, Édouard Philippe, déjà déclaré, évoque un « rassemblement » de façade. Derrière les votes internes, c’est la même machine macroniste qui se pré


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle Daens : comment la finance a tué mes chaussures préférées

L'humeur de Veerle Daens : comment la finance a tué mes chaussures préférées

Veerle Daens commente à sa manière la fermeture du chausseur Minelli. Et une entreprise française de moins ! une ! Encore une paire d'escarpins qui finit à la morgue des tribunaux de commerce. Minelli tire sa révérence définitive le 30 mai 2026, et si c’est une tragédie pour mon dressing, c’est surtout une leçon de choses pour quiconque comprend que la dette n’est pas un moteur, mais un acide. Tout commence avec ce mot doux qui fait frissonner les banquiers de la City : le LBO. En 2007, le fon


CDS

CDS