Passe d'armes à l'Assemblée sur la mort de Quentin

Passe d'armes à l'Assemblée sur la mort de Quentin


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La séance des questions au gouvernement, mardi 17 février, a été dominée par la mort de Quentin Deranque, 23 ans, décédé après avoir été violemment frappé à Lyon. Le débat a rapidement pris un tour politique. La présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a dénoncé toute implication de son mouvement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu lui a répondu avec fermeté, qualifiant ses propos d’« ignobles et abjects ».

La mort du militant nationaliste Quentin Deranque a provoqué une vive confrontation à l’Assemblée nationale. Entre accusations d’instrumentalisation et rappel au refus absolu de la violence, le gouvernement et La France insoumise s’opposent frontalement sur fond d’enquête judiciaire en cours.

Une accusation d’instrumentalisation

À la tribune, Mathilde Panot a affirmé qu’« aucun insoumis n’est impliqué ni de près ni de loin » dans les faits. Elle a dénoncé une tentative de « salir » son mouvement.

Mort de Quentin Deranque: six agresseurs recherchés, une enquête pour homicide volontaire ouverte
Quentin Deranque, 23 ans, militant nationaliste, est décédé à Lyon après avoir été violemment lynché par au moins six individus. L’autopsie confirme un traumatisme crânio-encéphalique majeur. Une information judiciaire pour homicide volontaire est ouverte. Samedi 14 février, Quentin Deranque, a succombé à un traumatisme crânien majeur après une agression

Le collectif identitaire Némésis accuse des membres de la Jeune Garde, organisation cofondée à Lyon en 2018 par le député LFI Raphaël Arnault et aujourd’hui dissoute, d’avoir participé aux violences. À ce stade, le parquet n’a confirmé aucune implication politique directe.

L’humeur de Veerle Daens : affaire Quentin, la vulgaire récupération politicarde de la bollosphère !
Le corps est encore chaud, les larmes de la famille n’ont pas fini de tracer leurs sillons de douleur, mais qu’importe : la meute est lâchée. Dans ce qu’on appelle désormais la « bollosphère », le deuil n’est plus un temps sacré de recueillement, c’est une fenêtre de tir. Une

La députée du Val-de-Marne a également élargi le débat. Elle a évoqué d’autres violences attribuées à l’ultradroite, notamment l’assassinat du rugbyman Federico Aramburu en 2022. Elle a mis en cause la « responsabilité politique » du gouvernement dans le maintien de l’ordre à Lyon.

La riposte du gouvernement

La réponse du Premier ministre a été immédiate. Sébastien Lecornu a dénoncé une opposition entre « un mort et un autre mort ».

« Le refus de la violence, c’est pour tout le monde, en tout temps, en tout lieu », a-t-il déclaré sous les applaudissements d’élus de la majorité et du Rassemblement national.

Mort de Quentin Deranque: Sébastien Lecornu veut que “la vérité judiciaire passe sans aucune pression” sur les enquêteurs
Le Premier ministre a répondu ce mardi 17 février à une question du président du groupe Les Républicains Laurent Wauquiez, Sébastien Lecornu a appelé à éviter la “rhétorique de la confrontation” après la mort de Quentin Deranque à Lyon.

Il a appelé La France insoumise à « faire le ménage » dans ses propos et dans ses rangs.

Interpellé par Laurent Wauquiez, il a insisté sur la nécessité de laisser « la vérité judiciaire passer sans aucune pression ».

Enquête en cours et climat sous tension

Une minute de silence a été observée dans l’hémicycle. La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a rappelé qu’« personne ne devrait mourir pour ses idées ».

Affaire Quentin : interpellations en masse à l’extrême gauche
Hier 17 février 2026, neuf individus, issus de la mouvance ultragauche, ont été interpellés par les forces de l’ordre. Ils sont suspectés d’être impliqués dans le passage à tabac mortel de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans, agressé en marge d’une conférence de Rima Hassan à

Sur le terrain judiciaire, neuf suspects ont été interpellés parmi eux figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.

Le débat dépasse désormais le seul cadre judiciaire. Il révèle une tension autour des violences politiques en France. Entre dénonciation d’instrumentalisation et exigence de responsabilité, l’exécutif et l’opposition s’affrontent. Reste l’essentiel : établir les faits. Sans pression politique. Sans récupération. Et sans hiérarchie dans l’indignation face à la violence.


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