Affaire Quentin : interpellations en masse à l'extrême gauche

Affaire Quentin : interpellations en masse à l'extrême gauche


Partager cet article

Hier 17 février 2026, neuf individus, issus de la mouvance ultragauche, ont été interpellés par les forces de l’ordre. Ils sont suspectés d'être impliqués dans le passage à tabac mortel de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans, agressé en marge d’une conférence de Rima Hassan à Lyon. Parmi eux, une figure interpelle : Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire d'un député de la République.

L’affaire Quentin Deranque a franchi un cap judiciaire. Le 17 février 2026, neuf suspects ont été interpellés dans le cadre de l’enquête ouverte pour homicide volontaire après la mort du militant nationaliste de 23 ans. Les faits remontent au 12 février, en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon autour de l’eurodéputée Rima Hassan. Le délai de cinq jours entre l’agression et les arrestations interroge. Il souligne aussi la sensibilité politique d’un dossier où s’entremêlent violence militante, responsabilités publiques et tensions partisanes.

Une enquête pour homicide volontaire

Selon le procureur de Lyon, Thierry Dran, la victime est décédée des suites d’un « traumatisme crânien majeur ». L’information judiciaire vise des faits d’homicide volontaire. Les enquêteurs recherchent notamment six individus soupçonnés d’avoir porté les coups.

Mort de Quentin Deranque: six agresseurs recherchés, une enquête pour homicide volontaire ouverte
Quentin Deranque, 23 ans, militant nationaliste, est décédé à Lyon après avoir été violemment lynché par au moins six individus. L’autopsie confirme un traumatisme crânio-encéphalique majeur. Une information judiciaire pour homicide volontaire est ouverte. Samedi 14 février, Quentin Deranque, a succombé à un traumatisme crânien majeur après une agression

Les interpellations ont eu lieu en région lyonnaise et en Lozère. Les suspects appartiendraient à la mouvance dite d’ultragauche. Parmi eux figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avait suspendu ses droits d’accès au Palais-Bourbon dès lundi. Le collaborateur, cité par plusieurs témoins, contestait toute implication et se disait à la disposition de la justice. Le député a engagé une procédure pour mettre fin à son contrat.

LFI sous pression politique

La réaction de Jean-Luc Mélenchon a été rapide. Il a dénoncé une agression « déshonorante » et rappelé qu’aucune opinion ne justifie la mort d’un homme. Une condamnation sans ambiguïté, mais tardive pour certains observateurs.

À droite, Jordan Bardella a accusé LFI d’avoir « ouvert les portes de l’Assemblée à des meurtriers présumés ». Il évoque une responsabilité morale et politique du chef de file insoumis.

L’humeur de Veerle Daens : affaire Quentin, la vulgaire récupération politicarde de la bollosphère !
Le corps est encore chaud, les larmes de la famille n’ont pas fini de tracer leurs sillons de douleur, mais qu’importe : la meute est lâchée. Dans ce qu’on appelle désormais la « bollosphère », le deuil n’est plus un temps sacré de recueillement, c’est une fenêtre de tir. Une

Au-delà des postures, l’affaire pose une question institutionnelle : peut-on ignorer les passerelles idéologiques entre sphère militante radicale et représentation parlementaire ? L’État finance des groupes parlementaires. Il ne saurait fermer les yeux sur les profils qu’ils recrutent.

La mort de Quentin Deranque est le symptôme d'une société où le droit à la vie s'efface devant l'appartenance idéologique. Si l'Assemblée nationale devient le refuge de ceux qui bafouent ce principe, c'est le contrat social même qui s'effondre. La justice doit désormais agir sans trembler devant les pressions partisanes.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Discrimination positive : ce que le libertarien Sowell nous enseigne, par Élise Rochefort

Discrimination positive : ce que le libertarien Sowell nous enseigne, par Élise Rochefort

Thomas Sowell, économiste américain né en 1930, longtemps chercheur à la Hoover Institution de l'université Stanford, a consacré plusieurs ouvrages aux politiques de préférence de groupe. Le plus systématique, Affirmative Action Around the World: An Empirical Study, a été publié par Yale University Press en 2004, prolongeant un essai antérieur de 1990. Classé parmi les économistes de tradition libérale de marché, parfois rangé comme conservateur, parfois comme libertarien, Sowell y défend une th


Rédaction

Rédaction

La Norvège veut un bout du parapluie nucléaire français, par Thibault de Varenne

La Norvège veut un bout du parapluie nucléaire français, par Thibault de Varenne

Le 27 mai, le Premier ministre norvégien a signé à l'Élysée l'arrangement dit de Narvik, et la Norvège est devenue le neuvième pays à se placer sous ce que Paris nomme désormais sa dissuasion nucléaire avancée. Un royaume scandinave membre de l'Alliance atlantique, qui partage avec la Russie une frontière arctique, vient chercher auprès de la France une garantie qu'il n'attend plus tout à fait de Washington. On dira que c'est une grande nouvelle. C'en est une. Reste à savoir de quel ordre. On


Rédaction

Rédaction

BCE : deux hausses de taux pour une inflation qu'elle n'a pas créée, par Vincent Clairmont

BCE : deux hausses de taux pour une inflation qu'elle n'a pas créée, par Vincent Clairmont

La BCE s'apprête à relever ses taux face à un choc d'offre énergétique qu'aucun resserrement monétaire ne peut corriger. Le mécanisme est connu : faute de pouvoir agir sur la cause, la banque centrale agit sur l'épargnant et l'emprunteur. Le citoyen paie deux fois — au prix de l'énergie, puis au coût du crédit. L'inflation de la zone euro est remontée à 3,0 % sur un an en avril 2026, son plus haut niveau depuis septembre 2023, selon l'estimation publiée par Eurostat et reprise dans le bulletin


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : Chat Control ou la trahison ressuscitée

L'humeur de Veerle Daens : Chat Control ou la trahison ressuscitée

Mes chers libertariens de l'Absurdistan, permettez à une Flamande qui prend son café à Malines, devant le carillon de Saint-Rombaut qui sonne en sept volées l'heure exacte de votre prochaine fouille corporelle numérique, de vous rapporter une affaire qui, même pour Bruxelles, défie l'entendement. Le 26 mars, le Parlement européen a rejeté à 311 voix contre 228 l'extension de la dérogation dite Chat Control 1.0 — vous savez, cette curieuse fiction juridique qui depuis 2021 autorisait Google, Met


CDS

CDS