Faut-il se préparer à un effondrement systémique des marchés à l'automne prochain ?

Faut-il se préparer à un effondrement systémique des marchés à l'automne prochain ?

Buffett à 222 %, Shiller à 40 : les marchés sont extrêmes. Mais dater un krach est une illusion. Comment se préparer à un régime fragile sans faire de market timing.


Partager cet article

Par Vincent Clairmont

Indicateur de Buffett à 222 %, ratio de Shiller au deuxième plus haut niveau depuis 1881, un tiers de l'indice américain dans sept valeurs : le marché est cher comme rarement. Faut-il pour autant parier sur un krach à l'automne ? Vincent Clairmont sépare ce qu'on peut savoir de ce qu'on ne peut pas.

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

L'indicateur de Buffett — la capitalisation boursière américaine rapportée au PIB — a franchi 222 % au dernier pointage, contre une zone de valeur historique de 90 à 135 %. Le ratio de Shiller, dit CAPE, qui compare les cours au bénéfice moyen des dix dernières années corrigé de l'inflation, s'établit autour de 39,9 : c'est le deuxième plus haut niveau depuis 1881, dépassé seulement par le sommet de la bulle Internet de 1999-2000, et plus du double de sa moyenne longue, proche de 17. Enfin, sept sociétés technologiques — Nvidia, Microsoft, Apple, Amazon, Alphabet, Meta, Broadcom — pèsent à elles seules plus du tiers de l'indice S&P 500. Trois mesures, trois signaux concordants : le marché américain est cher comme il ne l'a été qu'une fois en un siècle et demi.

Faut-il en conclure qu'un effondrement nous attend à l'automne ? La question, posée ainsi, mélange deux choses qu'un investisseur doit apprendre à séparer : prévoir une date, et se tenir prêt. La première relève de l'illusion. La seconde, de la discipline. Cet article porte sur la seconde.

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
CdS
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce que disent les valorisations — et ce qu'elles ne disent pas

Une valorisation extrême est un fait mesurable, pas une prophétie datée. Historiquement, quand le CAPE a dépassé 30, une correction a suivi dans un délai de un à deux ans — mais « un à deux ans » n'est pas un calendrier, et l'histoire

Six jours sur un brancard : bienvenue aux urgences d’Orléans

Six jours sur un brancard : bienvenue aux urgences d’Orléans

Une femme de 85 ans, ancienne élue municipale d’Orléans, affirme avoir passé six jours consécutifs sur un brancard aux urgences du CHU d’Orléans, mi-juillet 2026. Auprès de franceinfo, elle décrit « un enfer ». Cette situation révèle, mieux qu'un rapport de la Cour des comptes, l'éffondrement d'un système que la France s'obstine à présenter comme un modèle mondial. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'act


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Une médiathèque à 5 millions d'euros pour 643 lecteurs
Photo by Jonathan Simcoe / Unsplash

Une médiathèque à 5 millions d'euros pour 643 lecteurs

Près de 5 millions d’euros pour une médiathèque fréquentée par 643 lecteurs inscrits : à Condé-sur-l’Escaut. La Cour des comptes documente le même travers dans les piscines et centres aquatiques : construits entre 12 et 27 millions d'euros, ils accumulent des déficits structurels que le contribuable éponge sans jamais être consulté. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Bordeaux : il fait chaud, la SNCF s'arrête
Photo by Barthelemy de Mazenod / Unsplash

Bordeaux : il fait chaud, la SNCF s'arrête

Alors que le contribuable verse chaque année plus de 20 milliards d’euros à la SNCF, une simple canicule suffit à faire lâcher une caténaire à cent mètres de la gare Bordeaux Saint-Jean. Des centaines de voyageurs se retrouvent bloqués, avec des retards allant jusqu’à 4 h 30. Depuis juin, sur plusieurs lignes Intercités, la SNCF avait déjà annulé jusqu’à un tiers des circulations face aux températures élevées. Un monopole subventionné à coups de milliards publics, incapable d'anticiper un phénom


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany