Par Vincent Clairmont
Vingtième mois consécutif d'achats d'or pour la banque centrale chinoise, et le plus gros tonnage mensuel depuis 2023 — en pleine correction des cours. Vincent Clairmont décortique les trois raisons structurelles de cette accumulation, l'écart entre chiffres déclarés et importations réelles, et ce qu'un acheteur souverain insensible au prix change pour votre propre poche d'or physique.
La Banque populaire de Chine a acheté 14,93 tonnes d'or en juin — son vingtième mois consécutif d'achats et sa plus grosse acquisition mensuelle depuis 2023, selon les données publiées le 7 juillet par l'Administration d'État des changes. Les réserves officielles chinoises atteignent 2 346 tonnes. Plusieurs lecteurs me posent la même question depuis la correction de janvier : si l'once a perdu un quart de sa valeur depuis son sommet, pourquoi Pékin accélère-t-il ? Ma réponse est simple : parce que la Chine n'achète pas ce que vous achetez. Elle n'achète pas un placement ; elle achète une assurance de souveraineté. Et ce type d'acheteur ne regarde pas le prix.
Trois raisons expliquent la constance chinoise
Premièrement, le précédent de février 2022
Le gel des quelque 300 milliards de dollars de réserves russes a démontré à toutes les banques centrales du Sud Global une vérité que l'école autrichienne enseigne depuis un siècle : un actif en dollars n'est pas une richesse, c'est une créance sur le