Nabiullina a démystifié le mythe de l’invulnérabilité de l’économie russe, par MK

Nabiullina a démystifié le mythe de l’invulnérabilité de l’économie russe, par MK

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Peu connue du grand public en Europe et aux Etats-Unis, Elvira Nabioullina est sans aucun doute un des décideurs les plus importants au sein de la Fédération de Russie et son influence est d’ordre mondial. C’est une proche de Poutine auprès duquel elle a longtemps occupé plusieurs fonctions, témoignage de la grande confiance que lui accorde le président russe. Âgée de soixante ans aujourd’hui, elle dirige depuis dix ans maintenant la Banque centrale russe (BCR), et pilote d’une main de fer la politique monétaire du pays et plus largement les grandes orientations économiques. En 2017, le magazine britannique The Banker, malgré la violente russophobie traditionnelle des Britanniques, l’avait désigné comme « Central Banker of the Year » ! C’est dire… Bruno Le Maire, en comparaison, est un très « petit calibre », à la médiocrité éclatante, et Christine Lagarde n’a pas un dixième du génie financier de son homologue russe. D’ailleurs, peut-on même parler de génie au sujet de la patronne de la BCE ? Le parcours d’expert de Nabioullina est impressionnant, mais plusieurs faits doivent être mentionnés. Elle est le parfait reflet de la société russe multiculturelle. Dans un pays qui ne compte pas moins de 180 ethnies, elle est d’origine Tatare, peuple qui occupait la Crimée il y a fort longtemps… C’est un pur produit de la méritocratie russe : son père était chauffeur, tandis que sa mère était directrice d’usine. Nabioullina a la réputation de porter comme bijou des broches qui constituent un message au marché : un faucon signifie le retour de la hausse des taux, une cigogne, le soutien de l’institution au secteur financier durant la pandémie, etc. Les déclarations de Nabouillina, qui ne pratique jamais la langue de bois, doivent être prises très au sérieux. Elle exprime ici ses motifs d’inquiétude.

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