Dans quoi entreprendre à l’heure de l’intelligence artificielle ? Par Eric Lemaire

Dans quoi entreprendre à l’heure de l’intelligence artificielle ? Par Eric Lemaire


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Jamais il n’a été aussi facile — ni aussi risqué — d’entreprendre. L’intelligence artificielle bouleverse les chaînes de valeur, redistribue les marges, redéfinit les métiers. Elle abaisse les barrières techniques tout en relevant le niveau d’exigence. En quelques lignes de code, on peut désormais automatiser ce qui demandait jadis une équipe entière.

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Photo by Solen Feyissa / Unsplash

Mais cela ne signifie pas que tout le monde réussira. L’IA ne change pas la nature de l’entrepreneuriat : elle en accélère seulement les cycles. La question n’est plus “faut-il entreprendre ?” mais “dans quoi entreprendre aujourd’hui ?”

Pour les kamikazes : l’industrie

J’ai participé à de nombreuses aventures industrielles. Une seule a survécu — péniblement — et grâce à des capitaux américains.

La France industrielle reste un champ de mines pour les entrepreneurs. Les dispositifs publics, centrés sur la R&D, aident à inventer mais pas à produire. Le vrai défi n’est pas de créer une innovation, mais de scaler, c’est-à-dire de financer l’optimisation du coût unitaire jusqu’à la compétitivité internationale.

Et là, le système s’effondre : nos dispositifs de soutien s’arrêtent au bord de la vallée de la mort.

Résultat : on conçoit des prototypes brillants, qu’on finit par céder ou délocaliser.
Pour ceux qui persévèrent, c’est souvent un chemin de croix, fait de trésoreries tendues, de délais de paiement et d’administrations paralysantes.

Bref, l’industrie reste l’affaire des kamikazes : de ceux qui acceptent de brûler du capital et de l’énergie pour construire du tangible dans un pays qui ne sait plus très bien comment le valoriser.

« Vous fermez les urgences, on ramasse les morts » : Mamers privée d'urgences en pleine canicule
Photo by Cory Mogk / Unsplash

« Vous fermez les urgences, on ramasse les morts » : Mamers privée d'urgences en pleine canicule

Du 16 juillet au 3 août 2026, les urgences de l'hôpital de Mamers (Sarthe) fermeront jour et nuit, faute de médecins. Près de 300 manifestants, dont une centaine de soignants, ont crié leur colère 15 juillet devant l’établissement, sous des banderoles sans ambiguïté : « Urgences en grève, patients en danger », « Vous fermez les urgences, on ramasse les morts ». LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité,


Lalaina Andriamparany

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