Malgré la capitulation des syndicats, la réforme des retraites peut encore chuter au Parlement

Malgré la capitulation des syndicats, la réforme des retraites peut encore chuter au Parlement


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Les responsables syndicaux ont définitivement révélé aujourd’hui leur visage de capitulards. Ils prennent prétexte de la relativement faible mobilisation pour se retirer du combat sur la pointe des pieds. Cependant ce sont eux qui ont démobilisé, en envoyant de plus en plus clairement des signes de lassitude, depuis des semaines. C’est comme si les syndicats avaient tout fait pour savonner la planche de la proposition de projet de loi du groupe LIOT, qui devrait être discutée jeudi à l’Assemblée. En l’occurrence, le suspense reste entier: le groupe LIOT s’apprête à représenter l’article 1, qui propose d’abolir les 64 ans. La présidente de l’Assemblée brandira-t-elle l’irrecevabilité (article 40) sous prétexte que revenir à 62 ans mettrait en danger les finances publiques ? L’opposition a, si elle le veut, de belles cartes en main. Et le gouvernement est inquiet. Mais ce qui menace l’opposition, outre le manque de courage de plusieurs LR, c’est le grand cirque des députés de la NUPES, qui ont objectivement empêché une défaite du gouvernement en commission des affaires sociales ; et qui pourraient bien, de nouveau, en n’en faisant qu’à leur tête, sauver in extremis Élisabeth Borne.

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