Par Vincent Clairmont
Le baril de Brent s'échangeait autour de 87 dollars le 11 juin, en recul d'environ 20 % par rapport au pic de 2026, sur la seule perspective d'un accord rouvrant le détroit d'Ormuz. La question que m'adressent les lecteurs depuis l'annonce de Genève tient en une phrase : que faire de son portefeuille si la paix revient pour quelques mois ? Ma réponse tient elle aussi en une phrase, et je la donne tout de suite : utilisez le mouvement, ne le poursuivez pas. J'explique.
D'abord la mécanique, en bref. Une guerre au Moyen-Orient incorpore dans le prix des actifs une prime de risque géopolitique : un surcoût payé sur le pétrole et sur les valeurs refuges pour se couvrir contre une rupture d'approvisionnement. Un cessez-le-feu dégonfle cette prime. Le projet d'accord en quatorze points, rapporté par la presse iranienne, prévoit la levée des sanctions pétrolières et la réouverture d'Ormuz sous trente jours — soit un choc d'offre baissier sur le brut. Tout le reste découle de là.
Les gagnants d'une paix de quelques mois
Premièrement, les consommateurs d'énergie. Tout ce qui paie le pétrole comme