Urgences : l'été où il faudra téléphoner avant d'avoir le droit d'être soigné
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Urgences : l'été où il faudra téléphoner avant d'avoir le droit d'être soigné


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En France, cet été, les urgences d'une cinquantaine d’hôpitaux sont en tension, faute de personnel. Fermetures nocturnes, accès « régulé » via le 15, temps d’attente record : le système hospitalier public ne remplit plus sa mission la plus élémentaire. Le contribuable finance pourtant à plein tarif un service qui tourne à mi-temps.

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À Sarlat, en Dordogne, les urgences ont purement fermé après le départ en arrêt maladie des deux urgentistes. À Saint-Brieuc, l’accès aux urgences adultes est « régulé » : il faut appeler le 15 avant de se présenter. Au Bailleul, dans la Sarthe, fermeture totale les nuits et week-ends d’août.

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Une crise chronique que l'État administre sans résoudre

Les difficultés ne se limitent pas aux fermetures temporaires. Au CHU de Brest, le temps moyen passé aux urgences a atteint jusqu'à neuf heures ces dernières semaines, contre six à sept heures habituellement.

Canicule : 2 025 morts de plus en une semaine — et l’hôpital avait fermé ses lits pour l’été
Santé publique France a publié, le 3 juillet, un bilan sans appel : +29,1 % de mortalité toutes causes entre le 22 et le 28 juin, soit 2 025 décès supplémentaires, dont plus de 80 % chez les 65 ans et plus. Pendant que le thermomètre battait des records, une partie du

Face à cette dégradation, le gouvernement vante des « solutions au cas par cas » : revalorisation des gardes, généralisation des Services d’accès aux soins (SAS) dans 93 % des territoires d’ici fin septembre, et future participation des cliniques privées à la permanence des soins grâce à une loi de 2023 encore en cours de mise en œuvre. Autant de rustines sur un système qui interdit aux médecins de s’installer librement là où la demande existe, tout en maintenant un monopole public coûteux et inefficace.

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Une centralisation coûteuse qui interroge

Cette crise révèle surtout les limites d'un système fortement administré. Depuis des années, l'État régule les installations des médecins, planifie les capacités hospitalières, fixe les budgets et concentre les décisions stratégiques. Pourtant, au moment où la demande augmente, il ne parvient plus à assurer un accès immédiat aux soins d'urgence.

Combien pour maintenir des urgences de nuit ouvertes ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Combien coûte une nuit d’urgences ouvertes, et pour quelle activité ? Le coût de l’intérim médical face aux passages nocturnes de Carhaix et Dinan.

L'injonction faite aux patients d'appeler avant même de franchir la porte des urgences illustre ce paradoxe. Alors que les prélèvements obligatoires financent l'un des systèmes de santé les plus coûteux d'Europe, le service rendu devient variable selon le territoire et la période de l'année.

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L'urgence médicale, censée relever de l'égalité républicaine, dépend désormais de plateformes de régulation téléphonique et de fermetures décidées au cas par cas. Cette crise estivale n’est pas un accident. Elle est la conséquence logique d’un système qui privilégie le contrôle administratif sur la liberté d’initiative médicale et la concurrence.

Dinan : les urgences fermées toutes les nuits de l’été
À compter du 15 juin, l’hôpital public de Dinan (14 000 habitants) ferme ses urgences chaque nuit jusqu’au 30 septembre. Faute de médecins, mais surtout faute d’une gestion digne de ce nom, l’État abandonne les contribuables locaux à leur sort. Une décision scandaleuse qui révèle toute

Tant que l’on refusera aux médecins libéraux la véritable liberté d’installation et que l’on maintiendra l’hôpital public comme seul horizon, les urgences continueront à vaciller dès les premiers départs en vacances. Le patient, lui, n’a pas de plan B.


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Donald Trump a directement appelé le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour faire annuler le carton rouge infligé à Folarin Balogun lors du match États-Unis – Bosnie-Herzégovine en Coupe du monde. La FIFA a obtempéré en invoquant l’article 27 de son code disciplinaire, suspendant la sanction pour un an avec sursis. L’attaquant américain, clé de l’équipe, pourra ainsi affronter la Belgique en huitièmes de finale. Cette intervention présidentielle, célébrée par Trump sur les réseaux comme la


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