Par Vincent Clairmont
Régulièrement, je remets à plat la doctrine d'allocation que je défends dans ces colonnes. Ce que la semaine écoulée a confirmé : l'allocation n'a pas besoin de changer — c'est la fiscalité qui change autour d'elle. Tour complet des huit poches, tableau récapitulatif à l'appui.
Trois chiffres pour commencer, datés et sourcés. L'once d'or a clôturé le 3 juillet à 4 067 dollars. Le Bitcoin s'échangeait le 4 juillet autour de 62 500 dollars, après le pire mois de collecte de l'histoire des ETF américains en juin — 4,06 milliards de dollars de rachats. Et la CSG sur les revenus du patrimoine, portée à 10,6 % par la loi de finances 2026, fait l'objet d'amendements qui la porteraient à 11,2 % en 2027 — soit 19,4 % de prélèvements sociaux, un niveau jamais atteint. Voilà le décor. Reprenons la doctrine.
Le principe : deux extrémités, rien au milieu
La structure Barbell — l'haltère, en anglais — répartit le patrimoine entre deux pôles : d'un côté des actifs durs, hors du système bancaire et hors de la portée des politiques monétaires ; de l'autre, des paris asymétriques à mise limitée. Entre les deux, rien. Ce n'est pas une coquetterie : c'est la conclusion pratique de ce que l'école autrichienne — Mises, Hayek — enseigne sur la monnaie administrée. Quand le taux d'intérêt est un instrument politique et non un prix de marché, la zone médiane du risque — celle des fonds patrimoniaux, de l'assurance-vie en unités de compte, des obligations souveraines en euro — ne rémunère plus le risque : elle rémunère l'État, via l'inflation d'un côté et les prélèvements de l'autre. À 19,4 % de prélèvements sociaux plus flat tax, le rendement réel de cette zone devient négatif par construction. On ne détient pas un actif dont le rendement réel est négatif par construction.
Or physique : 30 %
Première ligne du portefeuille, et la semaine a confirmé pourquoi : le seuil des 4 000 dollars, franchi au printemps, fonctionne désormais comme un plancher —