Transparence : clash au Courrier sur la question de l’OTAN et des relations avec Poutine

Transparence : clash au Courrier sur la question de l’OTAN et des relations avec Poutine


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Aujourd’hui, Américains, Russes, Européens, étaient « sur le pied de guerre » pour entamer les pourparlers de paix concernant l’Ukraine, dans des conditions que certains qualifieront de controversées. Sur le fond, Trump et Poutine ramènent l’Europe à ses justes proportions de continent vassalisé. Ce constat est dressé par le Courrier de longue date. Mais que faire, maintenant que le parapluie américain se referme ? Sur ce point, à l’occasion de notre trilatérale, un échange vif a eu lieu.

Article corrigé et enrichi le 23 juin 2025

Sur le constat, tous les esprits un peu lucides (c’est-à-dire émancipés de la propagande pour normies) peuvent se mettre assez facilement d’accord :

  • le conflit en Ukraine est une conséquence éminemment prévisible du projet, porté par l’OTAN, de nucléariser l’UKraine dans le cadre de l’Alliance
  • sur le terrain, la Russie impose sa domination
  • les Etats-Unis ont délibérément maintenu l’état de guerre en empêchant Zelensky de négocier le moindre cessez-le-feu.

Plus globalement, nous pouvons nous accorder sur l’idée que la division de l’Europe est une donnée-clé de la stratégie américaine, tout particulièrement dans la vision « kissingerienne » où les USA et la Russie ont intérêt à nouer un partenariat intelligent pour garantir la stabilité des relations intenationales.

Dans ce cadre, la donne américaine change : Donald Trump semble vouloir refermer le parapluie américain, et tout spécialement le parapluie nucléaire. Voici l’Europe potentiellement seule face à la grande Russie.

Le débat s’engage sur ce que doit être la sécurité européenne dans ce contexte nouveau où l’OTAN serait au fond vidée de son contenu. Et sur ce point, les divergences s’expriment ! et justifieront un autre débat, dans trois semaines (pour des raisons de contretemps individuels).

Précision : le Courrier précise que les positions tenues par Edouard Husson et Thierry Meyssan concernant les prétendues libertés dans le bloc communiste avant la chute du Mur et du Rideau de Fer n'engage que leurs auteurs et sont contraires aux données historiques non contestées par les experts, notamment concernant le système concentrationnaire communiste.

D’ici là, ne manquez pas notre entretien complémentaire de jeud avec Ulrike Reisner sur les sujets européens et stratégiques.


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