Stellantis à Poissy: le symbole d’une France qui abandonne son industrie

Stellantis à Poissy: le symbole d’une France qui abandonne son industrie


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Face à un « marché difficile », Stellantis, groupe créé par fusion de PSA avec Fiat-Chrysler, arrête son usine de Poissy pendant trois semaines. Ce gel illustre les ravages d’une Europe qui étouffe son industrie.

Stellantis a annoncé que les activités de son usine d’assemblage automobile à Poissy, dans les Yvelines, seront suspendues pendant quinze jours ouvrés. Cet arrêt, bien que temporaire, suscite les inquiétudes des 2.000 salariés du site, placés en chômage partiel.

Arrêt de la production à l’usine Stellantis de Poissy

L’usine Stellantis de Poissy est le dernier site d’assemblage automobile d’Ile-de-France. Le multinational franco-italien-américain vient d’annoncer la suspension des activités du site sur une durée de quinze jours ouvrés, c’est-à-dire du 13 au 31 octobre.

Près de 2 000 salariés seront placés en congés forcés et en chômage partiel.
Officiellement, cet arrêt temporaire de la production dans l’usine de Poissy a été décidé « afin d’adapter son rythme de production à un marché difficile en Europe et de piloter au mieux ses stocks avant la fin de l’année » selon Stellantis.

Le groupe a également indiqué qu’au cours de cette période d’arrêt, des travaux seront réalisés et des formations visant à «améliorer la performance industrielle du site » seront organisées.

L'étouffement par la réglementation et l'État

Ne nous y trompons pas. Ce « marché difficile » est une création politique. Il est le fruit empoisonné d'un interventionnisme forcené qui rend la production européenne non compétitive.

  • Le mirage de la voiture « verte » : Bruxelles impose une transition électrique brutale et coûteuse, via des normes antipollution toujours plus contraignantes. Ces diktats, déconnectés des réalités du marché et des préférences des consommateurs, alourdissent les coûts de production de manière insoutenable.
  • Le fardeau fiscal et social : produire une voiture en France, c'est affronter un des coûts du travail les plus élevés d'Europe, une fiscalité étouffante et un code du travail kafkaïen. Comment rivaliser dans ces conditions ?

L’ombre d’une fermeture programmée

Les syndicats redoutent un plan de fermeture déguisé. La production de l’Opel Mokka cessera en 2028, et aucun nouveau modèle n’est annoncé pour Poissy.
Résultat : une usine qui tourne aujourd’hui à 420 véhicules/jour risque de devenir une friche industrielle demain.

Cette incertitude est aggravée par le projet concurrent du PSG. La suggestion de Valérie Pécresse – « Stellantis et le PSG » – est une illusion. La région Île-de-France parle de « coexistence » entre sport et industrie. Mais la réalité est claire : l’usine est déjà sur la sellette.

Chaque jour d'arrêt est un coup porté à l'emploi local et aux savoir-faire. Ces fermetures ne sont pas une fatalité économique, mais la conséquence logique de politiques hostiles à l'entreprise.

L’arrêt de Stellantis Poissy n’est pas qu’un accident conjoncturel. C’est l’annonce d’une désindustrialisation accélérée, fruit d’une Europe obsédée par la régulation et sourde aux signaux du marché. Pour préserver l’industrie, il faut la libérer. Moins de normes, moins de taxes, plus de flexibilité.


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