Prague veut une grande guerre en Europe ! par Mikhaïl Zoubov

Prague veut une grande guerre en Europe ! par Mikhaïl Zoubov


Partager cet article

L’on connait assez mal Petr Pavel, tout comme d’ailleurs son pays. L’homme est âgé de 61 ans. De prime abord, il n’est guère souriant … Son visage sévère montre une barbe blanche soigneusement taillée et qui se conjugue bien avec ses cheveux blancs. Avec ce physique et sa voix grave, mesurée, il dégage manifestement une certaine autorité. Il « porte beau » comme l’on disait jadis. En janvier dernier, il a remporté le 2e tour de l’élection présidentielle de la République tchèque avec 58,25% des voix. Dans son programme, il s’était engagé à « rétablir l’ordre », ce qui sied bien à son rang d’ancien général parachutiste, d’ex-haut responsable au sein de l’OTAN, et de « héros de guerre », son fait d’armes ayant été d’avoir libéré des troupes françaises assiégées par les Serbes lors de la guerre de Bosnie en 1993. Bref, un militaire, farouche défenseur de l’Ukraine et qui a sans doute la nostalgie des combats puisqu’il vient d’appeler à une attaque immédiate de la Russie, en considérant que cette dernière s’est affaiblie. On pourrait en rire … Les forces armées tchèques ne comptent que 27.000 soldats. Mais l’on n’en est plus à un « fou de guerre » près désormais. La République tchèque est un petit pays, d’un peu plus de 10 millions d’habitants. Toutefois sa situation économique est bonne : chômage, à 2,5 %, dette publique à 45 % du PIB en 2021, excédent de la balance commerciale, et un PIB par habitant tchèque supérieur à l’Espagne et au Portugal. Pour autant, les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement ont conduit ces jours derniers à la plus grande manifestation de son histoire contre les mesures d’austérité annoncées pour 2024. Alors, que penser de cette déclaration ?

ALERTE : au-delà de l'attentat contre Trump, l'échec des pourparlers de paix à Islamabad? par Elise Rochefort

ALERTE : au-delà de l'attentat contre Trump, l'échec des pourparlers de paix à Islamabad? par Elise Rochefort

Alors que les regards sont braqués sur Washington après la tentative d'assassinat contre Donald Trump survenue samedi soir, un événement aux conséquences géoéconomiques plus lourdes s'est déroulé simultanément à des milliers de kilomètres de là. L'échec brutal du second cycle de pourparlers de paix à Islamabad marque la fin des espoirs de désescalade entre les États-Unis et l'Iran, ouvrant une période d'incertitude majeure pour les marchés mondiaux. Le choc de Washington : Trump évacué du dîne


Rédaction

Rédaction

Pourquoi l'asphyxie mondiale impose une stratégie d'épargne « Barbell » (Guide mis à jour à télécharger), par Vincent Clairmont

Pourquoi l'asphyxie mondiale impose une stratégie d'épargne « Barbell » (Guide mis à jour à télécharger), par Vincent Clairmont

Le monde vient de basculer dans une phase d'usure économique totale. Ce samedi 25 avril 2026, l'espoir d'une désescalade diplomatique s'est évaporé avec le départ précipité d'Islamabad du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. En refusant de rencontrer les émissaires de Donald Trump après la mise en place du blocus naval américain le 13 avril, Téhéran a acté la rupture. Pour les épargnants, le message est limpide : la prime de risque géopolitique ne se dégonflera pas. Au cont


Rédaction

Rédaction

Où en sont les BRICS , vu des BRICS ? par Thibault de Varenne

Où en sont les BRICS , vu des BRICS ? par Thibault de Varenne

Aujourd'hui, Thibault de Varenne fait un panorama de l'état des BRICS, sans propagande et à partir des sources des BRICS... L'évolution du groupement des BRICS, entre 2024 et 2026, marque une transition historique d'un forum de concertation économique vers une structure de gouvernance mondiale institutionnalisée. Ce processus, décrit par les sources moscovites, pékinoises et téhéranaises comme l'émergence de la « Majorité Mondiale », ne se limite pas à une simple expansion géographique, mais co


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : dommage, Zelenski n'a pas volé de Cézanne...

L'humeur de Veerle Daens : dommage, Zelenski n'a pas volé de Cézanne...

Ah, quelle déception! On l’imaginait déjà, notre « héros de la démocratie » en t-shirt kaki, gérant ses milliards d’aide internationale entre deux visioconférences, avec, en arrière-plan, le chic absolu du recel d’art impressionniste : un tableau de Cézanne volé il y a quelques années. Quoi de plus libertarien, après tout, que de voir un chef d’État s’approprier ce que l’État italien n'a pas su protéger? Hélas, la réalité est bien plus banale, et surtout bien plus russe. Un tableau volé de Céza


CDS

CDS