L'humeur de Veerle Daens : l'État-maman et le grand retour des « exilés » de Dubaï

L'humeur de Veerle Daens : l'État-maman et le grand retour des « exilés » de Dubaï


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Mes chers amis, approchez. Aujourd’hui, nous assistons à une performance artistique d’une rare intensité : le « rapatriement fiscalo-humanitaire ».

Il semblerait que le sable doré de Dubaï, si propice aux placements de produits pour des crèmes éclaircissantes et à l'optimisation fiscale décomplexée, soit devenu soudainement... trop brûlant. Face aux bruits de bottes et aux missiles iraniens, nos fiers « sécessionnistes » de la Toile, ces influenceurs qui expliquaient hier encore que la France était un enfer collectiviste étouffant leur génie entrepreneurial, redécouvrent les vertus de la diplomatie française.

Bien entendu, je le souligne, tous les expatriés français de Dubaï ne sont pas des déserteurs fiscaux. Certains sont contraints à cet exil qui ne me fait pas rêver, pour des raisons professionnelles et familiales, et ils ne sont évidemment pas visés par cette chronique.

Le libertarisme de façade face au principe de réalité

C’est le paradoxe ultime de ces « libertariens de pacotille ». Ils ont choisi la sécession individuelle pour ne pas payer la « dîme » de l’État-providence, invoquant une liberté totale vis-à-vis d'un système qu’ils jugeaient obsolète. Jusque-là, pourquoi pas ? Après tout, l'autodétermination est un droit.

Mais voilà le hic : le véritable libertarien assume ses risques. Si vous refusez de financer la police, l'école et les hôpitaux de votre pays d’origine, c’est pour voler de vos propres ailes, n’est-ce pas ? Or, dès que le ciel s'assombrit, ces champions de l'individualisme forcené se transforment en fervents partisans de l'assistance publique.

  • À Dubaï pour les profits : « L'impôt est un vol ! »
  • À l'ambassade pour les secours : « Où est mon vol (gratuit) ? »

La souveraineté... tant qu'il fait beau

C’est une leçon magistrale d’incohérence. Ils ont quitté le « navire France » parce qu’il coulait sous le poids des charges, mais ils exigent que le même navire envoie ses canots de sauvetage les chercher dans des eaux qu’ils ont eux-mêmes choisies.

On ne peut pas privatiser ses gains et socialiser ses peurs. Vouloir la protection d'un État dont on rejette les contraintes, c'est un peu comme quitter ses parents avec fracas à 18 ans, mais revenir chaque dimanche pour que maman fasse la lessive et que papa paie l'assurance de la voiture.

L’or monte : quand faudra-t-il vendre ? par Vincent Clairmont
L’essentiel : Le marché de l’or a franchi un cap historique ce lundi 2 mars 2026, propulsé au-delà des 5 300 $ l’once après des frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran survenues durant le week-end. Pourquoi c’est important : Ce n’est plus une simple spéculation. Le métal jaune s’impose comme la

Conclusion : le prix de la cohérence

Ces influenceurs découvrent que la souveraineté individuelle ne se résume pas à poster des photos en jet-ski sans payer d'impôts sur le revenu. Elle implique d'assumer la protection de sa propre existence ou de payer pour des services de sécurité privés dans le pays d'accueil.

Si vous détestez tellement le « modèle social français » au point de le fuir, ayez au moins l'élégance de ne pas le solliciter quand le vent tourne. Sinon, ce n'est pas de la sécession, c'est juste de l'opportunisme de bas étage.

Une critique libertarienne de l’État-Providence
Je le répète souvent : l’Etat-Providence est la première cause de l’avachissement de notre pays. Je l’explique dans cette nouvelle livraison de la Liberty Academy.

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