Depuis la crise du Covid, le Courrier se fait un devoir d’informer ses lecteurs des rares décisions judicaires ayant accordé une indemnisation des dommages physiques et/ou moraux causés par les vaccins, et qui sont à dessein passées sous silence par la presse subventionnée. Cette fois il s’agit de l’Italie. Dans une décision importante rendue le 11 mai 2026, la Cour d’appel de Turin a confirmé le jugement de première instance du Tribunal civil d’Asti reconnaissant l’existence d’un lien de causalité entre la vaccination anti-Covid-19 (Pfizer-BioNTech) et une grave myélite transverse dont souffre une femme de 57 ans, commerçante à Alba (province de Cuneo).
Ce verdict confirme ainsi la condamnation du ministère de la Santé à verser une indemnité d’environ 3 000 euros par mois à la victime, dont l’état l’empêche aujourd’hui de marcher.
Une procédure longue et symbolique

Les faits remontent à avril 2021. Après avoir reçu deux doses du vaccin Comirnaty, la patiente développe rapidement des symptômes neurologiques graves. Hospitalisée en février 2022 à l’hôpital d’Orbassano (Turin), les médecins évoquent une myélite transverse inflammatoire et mentionnent dans le compte-rendu de sortie : « On ne peut exclure un rôle déclencheur du vaccin ».
Après le rejet de sa demande au niveau administratif, elle saisit le Tribunal civil d’Asti avec le soutien du cabinet turinois Ambrosio & Commodo. Le tribunal rend un jugement de première instance en octobre 2025 reconnaissant le lien de causalité. La Cour d’appel de Turin confirme le 11 mai 2026 sans nouvelle expertise.
Les éléments clés retenus par les juges
- Chronologie serrée : les symptômes graves sont apparus environ une semaine après la seconde dose.
- Absence d’autres causes : les experts ont formellement exclu d’autres facteurs explicatifs.
· Données de pharmacovigilance Les juges se sont notamment appuyés sur les données italiennes de pharmacovigilance. Selon la base de l’AIFA (Agence italienne du médicament), 593 cas de myélite transverse ont été signalés après une vaccination anti-Covid-19. Ce chiffre, bien que représentant un effet rare au regard du nombre total de doses administrées, souligne la réalité de ces complications neurologiques graves dans la vie réelle.
Ces déclarations spontanées, bien qu’elles ne prouvent pas à elles seules la causalité dans chaque cas, constituent un signal important que les experts et les magistrats ont pris en compte, notamment en l’absence d’autres causes identifiées chez la patiente.
· Avis scientifiques de l’EMA : Les magistrats ont également relevé un communiqué de l’Agence européenne des médicaments (EMA) reconnaissant un lien « raisonnablement possible » entre certains vaccins anti-Covid et la survenue de myélite transverse.
Bien que ce signal ait été particulièrement mis en avant pour les vaccins à vecteur adénoviral (AstraZeneca et Janssen), plusieurs études et rapports de pharmacovigilance ont également documenté des cas avec les vaccins à ARNm, dont le Comirnaty de Pfizer-BioNTech. L’EMA avait d’ailleurs demandé la mise à jour des notices de certains vaccins pour y inclure la myélite transverse parmi les effets indésirables possibles, soulignant ainsi que cette complication, bien que rare, ne pouvait être totalement écartée.
L’étude citée dans le jugement
Les 9 pages de l’arrêt mentionnent également une étude de 2024 qui « a identifié la myélite transverse comme un effet secondaire possible mais rare, avec une incidence de 1,82 cas par million de doses administrées.