Emprisonner ceux qui critiquent Israël : le projet d’Aurore Bergé

Emprisonner ceux qui critiquent Israël : le projet d’Aurore Bergé


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Voilà une belle opération de soutien à Israël qui n’ose pas dire son nom, et qui repose sur le flottement permanent entre antisémitisme et antisionisme, selon lequel critiquer les massacres de civils palestiniens désarmés à Gaza prouverait une nostalgie pour les chambres à gaz. Les Assises de lutte contre l’antisémitisme ont débouché sur la remise d’un rapport qui propose des peines de prison contre les délits de presse à caractère antisémite. Bref, emprisonner les dissidents qui critiquent la politique suprémaciste de Nétanyahou, quelle bonne idée !


On lira utilement le rapport des Assises de lutte contre l’antisémitisme, remis aujourd’hui à Aurore Bergé, qu’on ne peut soupçonner de sympathie pro-palestinienne. Ce rapport signe l’arrêt de mort de la liberté d’expression, puisqu’il propose des peines d’emprisonnement pour les délits de presse. Voilà un saut dans la répression que personne n’avait osé jusqu’ici : mais s’il s’agit d’emprisonner les opposants à Nétanyahou, pourquoi se priver ?

On lira donc, dans ce rapport, quelques extraits qui valent leur pesant de cacahuètes. Par exemple :

Mettre en prison, sans autre forme de procès, tous les antisémites, dont ceux qui critiquent Israël…. quelle bonne idée ! Car c’est bien connu, pour donner le massacre des Palestiniens civils à Gaza, il faut être nostalgique d’Hitler et d’Auschwitz.

Le Courrier se montrera attentif à l’évolution de ce texte.


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