Donné favori il y a un an, l'ancien Premier ministre redescend dans les sondages à mesure que la campagne se rapproche. Deux poids le tirent vers le bas, que les commentateurs nomment rarement ensemble : l'homme qui veut incarner l'après-Macron fut le Premier ministre de Macron, et celui qui promet l'apaisement reste, dans la mémoire d'une partie du pays, le chef du gouvernement des éborgnés. On peut gagner malgré un handicap. Rarement malgré deux qui se renforcent. LE COURRIER DES STRA
Éric Verhaeghe
Par Elise Rochefort À onze mois du premier tour de l'élection présidentielle, prévu au printemps 2027, les enquêtes d'opinion dessinent une configuration que la science politique connaît bien : deux formations de protestation arrivées en tête de leur camp, et l'une comme l'autre confrontées à un seuil qu'elles n'ont jamais franchi. Le Rassemblement national n'a pas accédé à l'Élysée en 2002, 2017 ni 2022. La France insoumise n'a jamais qualifié son candidat pour un second tour présidentiel.
Rédaction
Et si le mouvement que nous croyons voir n'était qu'un effet de surface ? Le dernier sondage Odoxa raconte une course rouverte — Mélenchon qui remonte, Philippe qui décroche, Bardella qui verrouille. Il raconte surtout un pays qui regarde bouger les pions sans plus oser regarder l'échiquier. Il y a, sur le flanc d'un immeuble aveugle de la Croix-Rousse, à Lyon, une fresque que les touristes photographient sans se lasser : le Mur des Canuts. On y voit un escalier qui monte, des balcons, des pass
Éric Verhaeghe