Briefing : la popularité de Macron chute, le masque va redevenir obligatoire

Briefing : la popularité de Macron chute, le masque va redevenir obligatoire


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Si le port du masque vous manquait dans les espaces publics, si vous trouviez que vous n'étiez plus assez protégés contre les miasmes de vos semblables, soyez rassurés ! Le gouvernement envisage de le rendre à nouveau obligatoire... Ce projet n'a évidemment aucun lien avec une stratégie de psychologie sociale consistant à nourrir vos petites phobies pour vous calmer à un moment où la retraite va passer à 65 ans, où les coupures d'électricité et de téléphone sont annoncées, et où la popularité du Président dévisse.

Vous n’y croyez pas, mais RMC vient de l’annoncer : le gouvernement a saisi le successeur du Conseil Scientifique, le VARS, pour savoir s’il fallait rendre le masque à nouveau obligatoire. L’obligation concernerait les transports et les lieux accueillant du public. Je sais, je sais, il vous manquait, ce bon masque, et l’absence de son port vous replongeait dans cette époque horrible, le monde d’avant, où les humains semblaient chaque jour suffisamment intimes pour partager le même oxygène. Rassurez-vous ! l’ordre devrait revenir, en tout cas le gouvernement y veille…

La popularité de Macron plonge…

C’est sans lien évidemment, mais le Figaro s’est inquiété hier de la baisse de popularité du Président de la République. Ah non ! je vous vois venir, avec vos gros airs de complotistes : n’allez pas imaginer que le masque servirait à faire remonter la popularité d’un homme détesté en le campant dans le rôle du bouclier qui protège contre les maladies mortelles.

Toujours que le Fig note :

La cote de confiance du président de la République retombe à 32%, en baisse de 3 points en un mois.

L’information semble suffisamment préoccupante pour que des contre-feux soient immédiatement allumés. Ainsi, le même jour, les Échos, la danseuse possédée par l’ami de Macron Bernard Arnault, sortait un sondage de derrière les fagots et titrait :

Dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique, la cote de confiance du président de la République rebondit de 3 points en décembre, à 35 %. Sa stature à l’international le porte, tout comme les mesures en soutien du pouvoir d’achat. Mais il clive de plus en plus.

Voilà un homme de plus en plus populaire, mais qui clive de plus en plus. On appréciera la capacité de la caste à se servir de la presse pour mésinformer, voire pour désinformer.

Macron a besoin d’un masque… pour respirer

Il faut dire que Macron ne cache plus sa suffocation face à son impopularité qui s’exprime dans les réseaux sociaux. Sur ce front, il n’a pas caché à Joe Biden sa peur de voir Twitter « démilitarisé », c’est-à-dire ne plus être contrôlé par les services de propagande qui en font leur terrain de jeu.

Heureusement, il peut compter sur la caste pour le protéger. La Cour de Cassation vient de lui donner un beau coup de pouce en confirmant la condamnation sans peine de 5 Gersois qui avaient décroché son portrait. Quand un régime en arrive à ce degré de précision dans la répression, c’est qu’il a quand même du souci à se faire.

Des mesures impopulaires en veux-tu ? en-voilà !

Dans la pratique, et malgré des dizaines de milliards dépensés pour protéger les Français contre l’inflation, Macron clive et suscite un rejet grandissant. Et ce n’est qu’un début ! On pourrait même dire que Macron a fini de manger son pain blanc dans ce quinquennat, et que les années noires arrivent.

Ainsi, le Président fait une fixette sur la réforme des retraites. Elisabeth Borne en a annoncé les grandes lignes dans un entretien au Parisien : report progressif de l’âge de départ à 65 ans d’ici à 2031, avec quelques zakouski comme l’assouplissement du régime des carrières longues. Pour la Première Ministre, la conjonction astrale pour aborder cette réforme est probablement la pire : l’impopularité gouvernementale est forte, et la pente est glissante.

Il suffit de voir la belle unanimité avec laquelle l’Assemblée a voté la proposition de loi émise par un député LR dans le cadre des niches, consistant à relever les retraites minimales des agriculteurs en les calculant désormais sur les 25 meilleures années, et non les 25 dernières. L’ambiance est à la convergence des régimes et aux mesures sociales face à l’inflation et aux pénuries.

L’hiver sera long pour les macronistes. Sans compter les coupures d’électricité et de téléphone qui se profilent.

Mais, bien évidemment, le retour du masque obligatoire n’a rien à voir avec une diversion pour allumer un foyer de peur qui tétaniserait les foules en colère.


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