À Paris, notre classement des candidats aux municipales par degré de libertarisme, par Elise Rochefort

À Paris, notre classement des candidats aux municipales par degré de libertarisme, par Elise Rochefort


Partager cet article

PROBLEME : à l'approche des municipales de 2026, Paris fait face à un mur de dette de près de 9 milliards d'euros. Les candidats proposent des visions économiques radicalement opposées, allant d'une libéralisation massive à une planification citoyenne stricte.

Panorama : le clivage ne se limite plus à la gauche et la droite classiques. Il oppose désormais des partisans de la privatisation totale des services publics à des défenseurs d'une reprise en main communale de l'épargne et des prix.

Grille de lecture : six trajectoires se dessinent pour l'économie parisienne, classées ici de la plus libérale à la plus interventionniste.

1. Fiscalité et patrimoine : de la libéralisation à la planification

Candidat

Orientation

Taxe Foncière

Logement / Loyers

Sarah Knafo

Libéralisme radical

Baisse massive (TEOM/balayage)


Suppression totale de l'encadrement


P-Y Bournazel

Libéralisme d'efficacité

Baisse ciblée de 50%


Vente de 20 000 logements hors Paris


Thierry Mariani

Libéralisme régalien

Baisse programmée


Priorité nationale pour les HLM


Rachida Dati

Rigueur budgétaire

Stabilité annoncée


Critique des "loyers capitalisés"


Emmanuel Grégoire

Dirigisme régulateur

Pas d'augmentation


Application stricte de l'encadrement


Sophia Chikirou

Planification sociale

Hausse sur le luxe et la vacance


Baisse généralisée des loyers


Essentiel : la rupture est totale sur le logement. Alors que Sarah Knafo veut privatiser 10% du parc social pour favoriser l'accession à la propriété , Sophia Chikirou propose d'investir massivement pour créer 60 000 nouveaux logements publics afin de casser la spéculation.

2. Travail et pouvoir d'achat : le rôle de la Ville