USA: Janet Yellen défend les dépenses de relance COVID

USA: Janet Yellen défend les dépenses de relance COVID


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Dans son dernier discours en tant que secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a défendu la réponse de l’administration Biden face à la crise COVID. Elle affirme que les programmes de réponse à la pandémie du COVID ont sauvé des millions d’emplois, et auraient réduit les inégalités et permis une reprise rapide. Selon elle, les mesures prises en 2021 ont permis de « remettre notre économie sur les rails ». Selon Janet Yellen, la croissance économique a été assez solide depuis la crise sanitaire pour que le PIB réel retrouve sa trajectoire prépandémique dès 2023. Ce plan de relance, adopté sans le soutien des Républicains, a été accusé par les Républicains d’avoir contribué à deux années d’inflation.

Janet Yellen, secrétaire américaine du Trésor, quittera son poste lundi. Elle a défendu la réponse de l’administration Biden à la pandémie du Covid-19. Yellen a déclaré que les dépenses de relance ont permis à des millions de personnes d’éviter la perte d’emplois.

Des millions d’emplois sauvés

Dans un discours prononcé avant son départ du Trésor, Janet Yellen a insisté sur l’efficacité des politiques de relance adoptées par l’administration Biden. Parmi les mesures phares, on trouve les chèques de relance, les crédits d’impôt pour enfants et les allocations chômage renforcées. Selon Yellen, ces initiatives ont permis de limiter les pertes économiques massives causées par la pandémie, en protégeant les salaires, en réduisant les écarts de revenus et en soutenant les ménages les plus vulnérables.

Selon Yellen, les chèques de relance, les crédits d’impôts mensuels pour enfant et les allocations de chômage améliorées ont permis de relancer rapidement l’économie du pays. C’est aussi grâce à ces dépenses que le taux d’inflation aux Etats-Unis a chuté  plus tôt que dans les autres pays riches.

Janet Yellen a aussi affirmé que les dépenses de relance ont permis à des millions de personnes d’éviter la perte d’emplois et à des travailleurs au chômage de rester à flot. Ces derniers ont pu continuer à payer leurs loyers.

Certes, les dépenses de relance ont quelque peu contribué à l’inflation, a avoué la secrétaire au Trésor, mais elles ont permis d’éviter les « difficultés importantes » comme les conséquences de longue durée du chômage.

Pour autant, selon une enquête menée par l’Associated Press (AP), près de 400 milliards de dollars d’aide de fonds d’aide COVID-19 ont été volés ou gaspillés aux États-Unis.Le manque de prudence et la précipitation lors de la distribution des prêts ont simplifié les manœuvres des fraudeurs.

L’économie américaine en bonne santé

Janet Yellen a déclaré que le taux de chômage aux Etats-Unis est resté faible jusqu’au printemps 2024. Aujourd’hui, le taux de chômage reste inférieur à 4 %, une performance historique qui n’a pas été observée depuis les années 1960. « La relance a permis de maintenir la stabilité économique, d’éviter une crise prolongée et de poser les bases d’une reprise durable », a déclaré Yellen.

Yellen a ajouté que l’économie américaine se porte bien actuellement. Le pays a enregistré une croissance solide et une faible inflation. Le marché du travail est également en bonne santé. Bien entendu, des efforts supplémentaires sont toujours requis afin que de nombreuses familles américaines puissent avoir une vie de classe moyenne.

Janet Yellen a conclu son discours en défendant une approche économique axée sur l’investissement dans les infrastructures, la recherche et le capital humain, plutôt que sur des réductions d’impôts pour les plus riches. Elle a toutefois averti que des défis structurels persistent, rendant difficile l’accès à la classe moyenne pour de nombreuses familles. Selon elle, l’administration Biden laisse derrière lui une économie en croissance, un marché du travail fort et une inflation maîtrisée. Son successeur Donald Trump  a déjà annoncé qu’il augmenterait, dès son entrée en fonction les droits de douane sur tous les produits importés du Canada et du Mexique ainsi que sur des produits venant de Chine, soit les trois plus grands partenaires économiques des États-Unis. « Une énorme erreur  » selon Joe Biden.


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