Un député LREM francilien inquiété pour ses remboursements de frais

Un député LREM francilien inquiété pour ses remboursements de frais


Partager cet article

Alors que, dès son arrivée, la majorité LREM avait adopté une loi de moralisation de la vie publique, les affaires se succèdent au sein du parti. L’une d’entre elles met en cause le député Jean-Jacques Bridey, élu dans le Val-de-Marne, et pourrait se révéler embarrassante. Cet ancien élu socialiste semble en effet avoir pris quelques dangereuses aises avec les principes de la comptabilité publique.

Jean-Jacques Bridey, ancien du parti socialiste rallié à En Marche, s’est-il fait rembourser deux fois ses notes de frais? C’est ce que soutient Mediapart dans une enquête où le système est assez bien décrit.

Dans la pratique, cet élu, président de la Société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf) et maire PS de la commune de Fresnes, se serait fait rembourser ses frais de restaurant à la fois par l’Assemblée Nationale et par la Semaf. Le montant total de ces factures s’élève à 4 807,70 euros (3 975,90 € en 2016 et 831,80 euros en 2017). Des sommes établies notamment après un contrôle de la comptabilité de la mairie de Fresnes, effectué par la chambre régionale des comptes au cours de l’été.

En soi, les sommes ne mettent donc pas en cause d’importants équilibres budgétaires, et il serait abusif d’évoquer ici un cas d’enrichissement personnel caractérisé. Mais le fait de présenter les mêmes notes de frais à des organismes différents susceptibles de les rembourses concurremment pose une vraie question d’éthique.

Cette affaire intervient alors que le même Bridey a fait l’objet de plusieurs mises en cause pour de multiples soupçons en matière de probité. Mediapart l’avait accusé, à l’automne dernier, de s’être accordé des frais de bouche dispendieux.

Elle est une affaire de plus dans une liste désormais longue d’affaire véreuse touchant la majorité parlementaire. On signalera par exemple la mise en examen, en mai, du député LREM Declabart, pour « faux en écriture publique », la condamnation à six mois de prison de Mustafa Laabid, ou encore la mise en cause d’Anne-Christine Lang pour son utilisation de ses indemnités.

Pour une majorité qui prétendait renouveler les pratiques politiques, tout cela fait mauvais genre.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

Dinan : les urgences fermées toutes les nuits de l'été

Dinan : les urgences fermées toutes les nuits de l'été

À compter du 15 juin, l’hôpital public de Dinan (14 000 habitants) ferme ses urgences chaque nuit jusqu’au 30 septembre. Faute de médecins, mais surtout faute d’une gestion digne de ce nom, l’État abandonne les contribuables locaux à leur sort. Une décision scandaleuse qui révèle toute l’impuissance d’une administration, plus soucieuse d’équilibrer ses comptes que de sauver des vies. Pendant ce temps, Saint-Malo, déjà asphyxié, doit absorber les dégâts. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Le fisc traque votre cabane de jardin par satellite
Photo by Beamy Drone / Unsplash

Le fisc traque votre cabane de jardin par satellite

L’administration fiscale française franchit un nouveau cap dans la surveillance des particuliers. Depuis 2026, le programme « Foncier innovant » croise images satellites, drones et intelligence artificielle pour détecter abris de jardin, vérandas et extensions non déclarées. Une simple structure fixée au sol, haute de plus de 1,80 m suffit à déclencher un contrôle automatique. L’objectif ? Rattraper les « oubliés » de la déclaration en mairie. L’amende peut atteindre jusqu'à 6 000 euros par mètr


Rédaction

Rédaction