Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite


Partager cet article

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats de la gauche sur ce sujet de société ô combien fondamental. On voit s'esquisser une position de vraie défense des libertés qui rassemble les droites et les fasse exister sur le sujet.

Je ne reviens pas ici sur ce qu’Eric Verhaeghe a appelé dans notre media « une opération réussie d’astroturfing ».  Si je traduis ce que nous dit Eric en termes historiques, je constate que, depuis la Révolution française, les gauches, de toutes nuances, savent toujours faire passer des positions minoritaires pour des positions majoritaires.  Quelquefois, il ne s’agit pas seulement d’une opération de prestidigitation. De fait, la République, minoritaire en 1870, est devenue majoritaire dans l’opinion dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale. Et l’on peut penser – pour reprendre l’analyse d’Eric – que les premiers sondages sérieux en cas de référendum sur la question de l’inscription de l’IVG dans la Constitution donnerait une majorité de Français en faveur du « droit à l’avortement ». En faveur de son inscription dans la Constitution, personne n’en sait rien aujourd’hui. Et les résultats du vote à l’Assemblée sont intéressants. 

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

{PAYANT] Les droites de Husson n°56 – Toutes ces questions que les droites ne traitent pas pendant qu’elles se laissent enfermer dans les débats du microcosme parisien
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

{PAYANT] Les droites de Husson n°56 – Toutes ces questions que les droites ne traitent pas pendant qu’elles se laissent enfermer dans les débats du microcosme parisien

Les droites sont indécrottables. Ayant accepté depuis quarante ans les termes du débat imposés par la gauche, elles n'en finissent pas de se morfondre de ce sparadrap qui leur colle au doigt, l'accusation de "racisme". Alors que Marine Le Pen avait bien mené sa barque depuis les législatives, elle va payer, avec le scandale de Fournal, son obsession de respectabilité. Eric Zemmour tourne en rond sans comprendre qu'il n'a pas dépassé 8% pour une raison simple: il n'est pas allé à la rencontre de


CDS

CDS

Macron, Gims et les lunettes noires : quand la communication spectacle remplace l’action

Macron, Gims et les lunettes noires : quand la communication spectacle remplace l’action

L’image a fait le tour des réseaux : Gims et Emmanuel Macron, lunettes de soleil assorties, posent à l’Élysée avant le Gala des Pièces Jaunes. Un cliché soigneusement calibré, pensé pour buzzer, commenté jusqu’à l’international. Mais à force de jouer au « dur à cuire », Macron ne frôle-t-il pas le ridicule politique ? Ce jeudi 22 janvier, l’Élysée s'est transformé en plateau de tournage. Entre Gims et A$AP Rocky, Emmanuel Macron a multiplié les poses « street-crédibles », lunettes d'aviateur vi


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle Daens : le monde court, l’hémicycle trottine. Chronique d’un vertige français

L'humeur de Veerle Daens : le monde court, l’hémicycle trottine. Chronique d’un vertige français

La France, en ce début d’année 2026, nous offre un spectacle malaisant, entre le bouffon et le pathétique. Tandis qu’à l’échelle du globe, les plaques tectoniques de la puissance se déplacent à une vitesse qui donnerait le mal de mer à un amiral, tandis que l’intelligence artificielle ne se contente plus de coder mais commence à décider, et que le climat nous envoie des factures que personne ne sait plus payer, Paris, elle, reste fidèle à son premier amour : elle-même. Le grand dehors : un


CDS

CDS

Le "Reset national" de Trump est-il plus ou moins acceptable que le "Great Reset" techno de Klaus Schwab ?

Le "Reset national" de Trump est-il plus ou moins acceptable que le "Great Reset" techno de Klaus Schwab ?

À Davos, Donald Trump a emmené une délégation américaine fournie pour marquer son territoire, et annoncer un renversement complet. Nous sommes passés du Great Reset technocratique professé en 2020 par Klaus Schwab, le fondateur du Forum, à un Reset national aux accents très différents. Mais est-ce mieux ? La 56ème réunion annuelle du Forum Économique Mondial (WEF) à Davos, en janvier 2026, restera gravée dans l'histoire diplomatique et économique comme le moment précis où l'ordre libéral intern


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

À quoi ressemble la dérégulation de la santé sous Trump ? par Elise Rochefort

À quoi ressemble la dérégulation de la santé sous Trump ? par Elise Rochefort

Huit mois après sa signature en grande pompe le 4 juillet 2025, la loi Public Law 119-21, plus connue sous le nom de One Big Beautiful Bill Act (OBBBA), livre ses premiers résultats chiffrés. Entre économies budgétaires massives et bouleversements sanitaires, le bilan est ce que l'on pourrait appeler un "choc de simplification par la soustraction". Voici la synthèse du volet santé, vue sous l'angle de l'efficacité administrative et des réalités sociales. 1. Le séisme Medicaid : la "souvera


Rédaction

Rédaction