Détroit d’Ormuz: NACHO, le pari de Wall Street sur l’enlisement de Trump

Détroit d’Ormuz: NACHO, le pari de Wall Street sur l’enlisement de Trump


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Les traders ont trouvé un nouveau surnom pour Donald Trump, un nouvel acronyme qui résume la situation : NACHO, « Not A Chance Hormuz Opens ». Derrière ce jeu de mots mexicains se cache une conviction qui se propage dans les salles de marché : le détroit d'Ormuz ne rouvrira pas de sitôt, et la crise énergétique mondiale pourrait s'installer dans la durée.

Alors que le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis tient tant bien que mal, le détroit d’Ormuz reste largement paralysé. Deux mois après le début des hostilités, le blocus américain sur les ports et navires iraniens continue de ralentir le trafic pétrolier, faisant grimper les prix mondiaux. Sur les réseaux et dans les salles de trading, le nouvel acronyme NACHO (« No A Chance Hormuz Opens ») remplace le fameux TACO (« Trump Always Chickens Out »). Un signe que les marchés doutent de la capacité de Trump à rouvrir rapidement cette artère vitale.

Du TACO tarifaire au NACHO géopolitique

L’acronyme TACO avait été donné en mai 2025 par Robert Armstrong du Financial Times. Il se moquait de la stratégie des investisseurs qui achetaient à la baisse après chaque annonce de droits de douane élevés de Trump, pariant sur un recul final. La Cour suprême a d’ailleurs jugé illégaux, le 20 février 2026, de nombreux tarifs imposés par l’administration. Trump avait alors répondu, philosophe : « Ça s’appelle la négociation. »

Aujourd’hui, le même mécanisme semble se répéter sur le terrain stratégique. Le 29 avril, depuis le Bureau ovale, Trump a déclaré être prêt à maintenir le blocus plusieurs mois. Un trader cité par le journaliste Bloomberg Javier Blas résume le sentiment dominant : « Pas une chance qu’Hormuz ouvre. » ...NACHO.

Guerre commerciale: la justice US force Washington à rendre des milliards aux importateurs
La justice américaine ordonne le remboursement de droits de douane jugés illégaux, pour un montant pouvant atteindre 175 milliards de dollars. Une décision aux conséquences économiques et politiques majeures. Suite à une plainte déposée par l’entreprise Atmus Filtration, la Cour suprême des Etats-Unis a déclaré que certains droits de

Le porte-parole Kush Desai a répliqué avec ironie, et a sorti l'argument des succès passés comme les médicaments et les accords commerciaux , sans répondre à la question centrale : quelle est la stratégie de sortie à Ormuz ? Aucun

Enjeux de pouvoir et coût du bras de fer

Le détroit d’Ormuz concentre environ 20 % des expéditions mondiales de pétrole. Son étranglement, même partiel, pèse directement sur les factures énergétiques des ménages et des entreprises occidentales.

Pourquoi la guerre d’Iran ne s’arrêtera pas avant l’été, par Thibault de Varenne
Pour l’observateur distrait, le calme relatif instauré par le cessez-le-feu du 7 avril 2026 pourrait ressembler à une esquisse de paix. Il n’en est rien. Ce que nous vivons est une « guerre grise » — une diplomatie du levier où le temps n’est plus un outil de résolution, mais une arme

Tandis que Téhéran renforce son emprise sur la zone, Washington joue la carte de la pression prolongée. Cette posture révèle les limites d’une politique de force unilatérale sans garantir un dénouement rapide.

En verrouillant Ormuz, même partiellement, le conflit expose les limites des stratégies de puissance américaines et met surtout en avant l’absence d’alternative crédible à court terme.

Pas plus de 5% de chance qu’une paix durable soit conclue en Iran, par Thibault de Varenne
Les medias mainstream répercutent sans nuance les déclarations optimistes de Donald Trump sur un accord de paix avec l’Iran. Thibault de Varenne fait le point sur le sérieux de ces déclarations. Alors que le président Donald Trump multiplie les déclarations publiques affirmant qu’un accord avec l’Iran est imminent, la situation

Au final, « NACHO » n’est pas qu’un surnom. C’est une anticipation d’un blocage durable dont le coût sera global. Les élites washingtoniennes oublient souvent que ce sont les contribuables et les consommateurs qui paient l’addition.


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