Ulrike Reisner dévoile les gagnants pour  les fiascos d’or européens 2023

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L’année 2023 a été marquée, selon moi, par trois évolutions très négatives au sein de l’UE, dont nous ne ressentirons les effets néfastes que lentement et sur de nombreuses années. Il y a tout d’abord l’accélération de ce que l’on tente de nous vanter sous le titre de « transition énergétique ». La conférence climatique COP28-UN à Dubaï a montré que Bruxelles et Berlin font tout pour écraser l’économie européenne. Alors que d’autres régions du monde continuent de miser naturellement sur les sources d’énergie basées sur le carbone, nous, en Europe, ne voulons plus en entendre parler – et payons en outre pour les dommages environnementaux causés par d’autres. Deuxièmement, en 2023, de nouveaux jalons ont été posés pour l’établissement d’un État de surveillance européen centralisé et autoritaire. Ce sont les entreprises et les citoyens qui en font les frais, tandis que la technostructure, dont la surveillance vaudrait réellement la peine, échappe toujours au contrôle – enfin, la technostructure elle-même dispose des outils numériques. Troisièmement, 2023 entrera dans l’histoire comme une année noire pour la diplomatie européenne – Bruxelles n’est plus qu’un auxiliaire des intérêts des Etats-Unis et de l’OTAN, et l’UE est sur le point de perdre définitivement sa crédibilité sur la scène internationale. Néanmoins – selon la devise « mieux vaut rire que pleurer », je me permets, en ce début d’année 2024, de jeter un regard sarcastique sur les dirigeants politiques dont les actions m’ont souvent inquiétée et irritée au cours de l’année écoulée. Un regard en arrière, moqueur dans le ton, mais tout à fait sérieux dans l’intention.

Josep Borrell (Photo by Jure Makovec / AFP)
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La France, en ce début d’année 2026, nous offre un spectacle malaisant, entre le bouffon et le pathétique. Tandis qu’à l’échelle du globe, les plaques tectoniques de la puissance se déplacent à une vitesse qui donnerait le mal de mer à un amiral, tandis que l’intelligence artificielle ne se contente plus de coder mais commence à décider, et que le climat nous envoie des factures que personne ne sait plus payer, Paris, elle, reste fidèle à son premier amour : elle-même. Le grand dehors : un


CDS

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Rédaction

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