UE six mois après Trump : fin de partie ou nouveau chapitre ?

UE six mois après Trump : fin de partie ou nouveau chapitre ?


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Lorsque Donald Trump a remporté l’élection en novembre 2024, certains ont témérairement annoncé la mort imminente de l’Union Européenne. Sept mois plus tard, le moins que l’on puisse dire est que le cadavre bouge encore, et même qu’il respire. Certains avaient envie d’espérer une disparition de l’UE sous sa forme ancienne. Cette perspective peut-elle encore arriver ? Rien n’est moins sûr. Et si le moment populiste était passé, s’il était voué à un déclin inexorable, sauf à se réinventer ?

Dans ce nouveau numéro de Chaos Global, nous passons en revue l’actualité européenne (au sens large) des derniers jours.

Lorsque Donald Trump a annoncé que l’âge d’or de l’Amérique commençait le jour de son investiture, beaucoup ont cru qu’il se débarrasserait vite fait de l’ordre mondialiste, à commencer par l’Union Européenne elle-même. La suite de l’histoire montre qu’il y a parfois loin de la coupe aux lèvres.

Ainsi, quatre mois après son investiture, Trump n’a pas :

  • réglé la question ukrainienne
  • réglé la question palestinienne
  • instauré de droits de douane pérennes
  • interrompu les actions extérieures de la CIA (voir notre article sur le NED)

En revanche, il a suscité de nombreux désordres sur les marchés internationaux et parmi ses alliés, notamment en Europe.

Après ces 4 mois intenses (sept mois depuis l’élection de novembre…), que reste-t-il du « moment populiste » dont Donald Trump est l’emblème ? Sommes-nous au début d’une vague ou la crête est-elle passée ?

Les résultats aux élections de ce week-end (Portugal, Pologne, Roumanie) laissent à penser que les mouvements populistes en Europe pourraient connaître des moments de plus en plus difficiles. Cette difficulté pourrait être accrue par des modifications importantes dans la gouvernance de l’Union elle-même.

La décision récente du Tribunal de l’Union dans l’affaire des SMS (le fameux Pfizergate) tourne, de ce point de vue, très probablement une page dans l’histoire du coup de force qu’Ursula von der Leyen a tenté au sein de l’Union.

Nous en profitons pour vous annoncer notre soirée-débat le 24 juin, sur inscription, avec Edouard Husson, Sophie de La Motte et Eric Verhaeghe. N’hésitez pas à vous inscrire ici !


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