Trump, l’affaire Epstein et le spectre de la guerre civile américaine

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LE REGARD DES STRATEGES – Cela fera bientôt six mois que Donald Trump est rentré à la Maison Blanche. Dans les médias et sur les réseaux sociaux qui lui étaient favorables, on observe une grande poussée de fièvre hostile: le président ne veut pas, pour l’instant, publier la liste des clients d’Epstein – si cette dernière existe bien. Un certain nombre de partisans déçus ont tendance à brûler ce qu’ils avaient adoré. Trois questions se posent en fait: (1) comment réagit la base électorale de Trump à cette polémique? (2) Qu’est-ce qui motive le président américain à ne pas ouvrir le dossier Epstein comme il a ouvert des dossiers liés à l’assassinat de John Kennedy? (3) Faut-il se rendre à l’évidence: Donald Trump serait aussi impuissant à gouverner que ses prédécesseurs, face à un gouvernement occulte, qui continuerait à faire la politique des Etats-Unis? En réalité, s’ils existent bien, les secrets d’Epstein sont, pour le président américain, un instrument de pression sur ses adversaires. Mais le danger pour lui est plutôt que la rumeur mène à une révolte populiste que, cette fois, il ne maîtriserait plus.

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Les citoyens peuvent demander les notes de frais d'un maire, mais pas celles des parlementaires. Saisis le 20 mai par l'association Transparence citoyenne, l'Assemblée nationale et le Sénat ont opposé une fin de non-recevoir à la publication des justificatifs de dépenses des députés et sénateurs. Une exception juridique qui alimente les interrogations sur la transparence de ceux qui votent les lois et contrôlent l'argent public. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER ·


Lalaina Andriamparany

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