Topinambours : ce que nous révèle le fiasco du 1er mai sur les années sombres à venir

Topinambours : ce que nous révèle le fiasco du 1er mai sur les années sombres à venir


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Le gouvernement vient de faire machine arrière in extremis sur un projet pourtant parfaitement prévisible : l'évolution des règles sur le travail le 1er mai. Au-delà de la simple incompétence de l'équipe en place, ce fiasco est au confluent des dérives étatistes françaises. Visiblement, personne n'en prend conscience dans les sphères politiques, et rien que cela est mauvais signe pour l'avenir.

Faisant de l'huile sur sa chaise, le Premier Ministre, flanqué de son directeur de cabinet aussi chargé en fatuité qu'en ignorance de la chose sociale, a fait machine arrière sur un sujet où la partie se jouait pourtant sur du velours : les règles applicables au travail le 1er mai.

Pour mémoire, le 1er mai, Fête du Travail, n'est férié en France que depuis Vichy ! Et encore, à la Libération, les gaullistes abrogèrent ce chômage qui ne fut rétabli qu'en 1947. C'est dire la valeur du symbole...

En l'espèce, la règle prohibe, pour l'ensemble des salariés ! tout travail ce jour-là. Mais elle l'autorise pour les patrons. D'où la verbalisation, l'an dernier, d'un célèbre boulanger qui avait fait travailler ses salariés sur la base du volontariat : même si les salariés sont volontaires et très bien payés, ils n'ont pas le droit de travailler un jour décrété férié par Vichy...

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Le bloc central soutenait une proposition de loi de Gabriel Attal dont le propos essentiel consistait à permettre à 400.000 salariés de travailler volontairement le 1er Mai, avec des conditions salariales avantageuses, dans des secteurs très précis comme la boulangerie. Pour la CGT, notamment, très virulente sur ce sujet, cette ouverture offrait la possibilité aux horribles petits patrons français d'imposer une journée de travail supplémentaire. Donc, c'était : non !

Comme il s'agissait d'une proposition de loi, le bloc central a voté une motion de rejet contre son propre texte ! pour éviter l'examen d'amendements (dilatoires) interminables déposés par l'opposition, et pour permettre la convocation d'une commission mixte paritaire qui aurait adopté le texte vite et sans débat. On comprend la volonté d'accélérer, mais on note qu'elle s'accompagne d'un déni de démocratie équivalent à un chiffon rouge pour n'importe quel démocrate.

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