Les années Topinambours de la France commencent maintenant...

Les années Topinambours de la France commencent maintenant...


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Dans la formidable accélération de l'Histoire que nous vivons, la France traverse, à bas bruit, un moment de bascule que l'on peut pratiquement dater de ce matin du 13 avril. Jusqu'ici aveuglés par les illusions que la dette permet, les Français ne vont pas tarder à se rendre compte qu'ils ont fini de manger leur pain blanc. Voici pourquoi...

Répétons cette antienne du Courrier : l'Histoire ne s'explique jamais par un complot, mais par un antagonisme de forces contradictoires (parfois mues par un complot, d'ailleurs) au milieu d'un désordre aléatoire. C'est la violence plus ou moins de cet antagonisme complexe et incertain qui provoque des soubresauts.

Et la France est en train de vivre un antagonisme entre plusieurs forces contradictoires qui vont provoquer son douloureux "atterrissage".

L'épuisement du "modèle social" français

Les ratiocinations sur le 1er mai le rappellent une nouvelle fois : les Français n'ont pas encore compris, de droite comme de gauche, les impasses de leur "modèle social" essentiellement financé non par le travail, comme ils le croient souvent, mais par les entreprises. Dans aucun pays au monde, les entreprises ne sont mises à ce point à contribution pour la santé et la vieillesse de gens qui ne sont même pas salariés des entreprises.

Les conséquences de cette spoliation légale sont bien connues : désindustrialisation massive, faible croissance, absence de capital suffisant pour financer les investissements. Les cotisations sociales pompent et rincent les ressources et les forces vives du pays.

L'effondrement démographique auquel nous assistons, avec 645.000 naissances en 2025 pour 651.000 décès, sonnent l'hallali de ce Ponzi français : la retraite par répartition est désormais au stade avancé de son cancer, et on voit mal elle pourrait se relever durablement de cette ruine programmée.

Le compte à rebours de la dette létale

Ce modèle social n'existe que grâce à un endettement grandissant. Cela fait bien longtemps que les seules cotisations sociales ne permettent plus de couvrir les dépenses du "confort français".

Sur ce point, de nombreux Français s'inventent des fables pour se persuader que la situation n'est pas aussi désespérée qu'on le dit. Il y a la fable des 40 milliards, puis 240 milliards d'aides prétendues aux entreprises, qui serait de l'argent volé aux assurés sociaux. Et bien, supprimons ces aides, et l'on verra combien de temps le pays mettra à s'effondrer définitivement, en se vidant de ses entreprises.

Il y a aussi la fable d'une "misère française" qui serait insupportable. Les Français seraient épuisés par le travail et par des salaires trop bas. Dans ces salaires, les plaignants ne retiennent bien entendu que le net, en oubliant le coût réel, exorbitant pour l'employeur, et en oubliant que la différence serait à faire vivre les bénéficiaires de la sécurité sociale.

Reste une réalité profonde : la dette est soutenable tant que les marchés ont confiance. Dès que la confiance disparaît, les Français repassent aux topinambours.

Cela fait longtemps qu'on en parle et ce n'est pas encore arrivé. Simplement, les conditions commencent à être réunies pour l'incident survienne.

La guerre en Iran va fortement ébranler notre niveau de vie

Beaucoup de Français font confiance à la propagande mainstream, qui leur explique que l'Occident se bat contre de méchants musulmans intégristes et antisémites qui veulent leur peau. Cette fable commode explique la passivité avec laquelle ils reçoivent la folle israélo-américaine contre l'Iran.

Dans la vraie vie, les choses sont très différentes. Les Musulmans les plus anti-occidentaux sont aussi les ennemis de l'Iran, et Israël a régulièrement financé des mouvements comme le Hamas, car celui-ci affaiblissait l'OLP.

Mais qu'importe ?

Le résultat est simple : les prix du pétrole explosent, l'Iran est toujours debout, encore vivace, et nous allons vivre, le Courrier ne cesse de le dire, une épouvantable période de stagflation : des prix qui montent, une croissance en berne.

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