Tokyo perd 6 %, Séoul s'arrête en pleine séance : ce qui a vraiment fait chuter les Bourses

Tokyo perd 6 %, Séoul s'arrête en pleine séance : ce qui a vraiment fait chuter les Bourses

Tokyo −6 %, Séoul arrêtée en pleine séance : ce n'est pas l'IA qui a déçu, c'est l'électeur américain qui a dit non. Et les petits épargnants ont payé.

5 min de lecture

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Par Vincent Clairmont

Jeudi à New York, vendredi en Asie : les valeurs de l'intelligence artificielle s'effondrent. Tokyo a perdu 6 %, Séoul a dû interrompre les échanges. Pourtant, mercredi, les mêmes marchés montaient pour la même raison. Voici ce qui s'est passé, dans l'ordre.

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Vendredi 6 novembre, la Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 6,00 %, à 57 410,91 points : 3 667 points perdus en un jour, et plus de 20 % sous son plus haut de juin. En langage boursier, c'est un marché baissier.

À Séoul, c'est allé plus loin. L'indice est tombé de plus de 8 % en matinée, sous les 5 000 points, et la Bourse a déclenché son coupe-circuit : vingt minutes d'arrêt automatique des échanges, pour laisser les vendeurs se calmer. C'était le onzième de l'année. Le gouvernement a réuni une cellule d'urgence et l'indice a fini à 5 059,65 points, en baisse de 6,02 %. Samsung a perdu 6,35 %, SK Hynix plus de 10 %.

La veille à New York, le Nasdaq avait reculé de 5,5 %, à 11,9 % sous son record du mois dernier, et le S&P 500 de 4,4 % — sa pire séance depuis avril 2025. Nvidia a cédé 9,3 %, AMD 17,3 %, Micron 17,5 %. Mais mercredi, le Dow Jones gagnait 1 570 points, sa meilleure séance depuis dix-huit mois, pour fêter le résultat des élections américaines de mi-mandat. Entre les deux séances : aucun mauvais résultat, aucune faillite, rien de nouveau dans l'IA.

Ma thèse, et je la défends jusqu'au bout : ce n'est pas l'IA qui a déçu cette semaine, c'est l'électeur américain qui a dit non. Les premiers à payer ont été ceux qui ne choisissaient pas le moment de vendre. Et la vraie question — ces entreprises peuvent-elles encore emprunter ? — reste sans réponse.

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Ce qui a déclenché la baisse : un vote

Les démocrates ont gagné mardi, et beaucoup d'entre eux avaient fait campagne contre les centres de données, ces entrepôts de serveurs qui font tourner l'IA. La raison, rapportée par l'agence Associated Press, est très concrète : les électeurs, de tous les partis, se méfient de l'IA et n'aiment pas voir leur facture d'électricité augmenter à cause de ces installations. Les marchés en ont conclu que des chantiers seraient retardés, certains interdits.