Série noire à la Maison-Blanche: Trump éjecte sa ministre du Travail pour fraude

Série noire à la Maison-Blanche: Trump éjecte sa ministre du Travail pour fraude


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La Maison-Blanche a annoncé lundi le départ de Lori Chavez-DeRemer, ministre du Travail depuis mars 2025. Troisième femme à quitter le gouvernement Trump en quelques semaines, après les limogeages forcés de Kristi Noem (Sécurité intérieure) et Pam Bondi (Justice), elle cède sa place à son numéro deux, Keith Sonderling. Officiellement, un « poste dans le secteur privé ». En réalité, une enquête de l’Inspector General Anthony D’Esposito a révélé des faits suffisamment graves pour précipiter sa démission. Frais bidons, alcool et scandale sexuel : la ministre du Travail de Trump tombe sous ses propres scandales.

En à peine treize mois, Lori Chavez-DeRemer quitte le ministère du Travail sur fond d’enquêtes et d’accusations internes. Ce départ, officialisé le 21 avril, s’inscrit dans une série noire pour l’administration Trump, déjà fragilisée par deux évictions féminines récentes. Derrière la communication officielle, les fissures du pouvoir apparaissent au grand jour.

Une sortie précipitée sous vernis officiel

Nommée en mars 2025 après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, Lori Chavez-DeRemer aura tenu un peu plus d’un an. Lundi, le directeur de la communication Steven Cheung a annoncé son départ vers le secteur privé, saluant un bilan « phénoménal ». Une rhétorique classique pour masquer une éviction devenue inévitable.

Elle devient ainsi la troisième figure féminine majeure à quitter le gouvernement en quelques semaines, après Kristi Noem (Sécurité intérieure) et Pam Bondi (Justice). En attendant la nomination d’un successeur, son adjoint Keith Sonderling assure l’intérim, signe d’une gestion dans l’urgence plus que d’une transition organisée.

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Âgée de 58 ans, ancienne élue de l’Oregon réputée proche des syndicats , un profil atypique dans une administration dominée par les patrons , Lori Chavez-DeRemer a vu son mandat de treize mois se transformer en cauchemar.

Accumulation de scandales et crise interne

Le New York Post et le New York Times ont détaillé une série d’accusations : relation inappropriée (décrite comme extra-maritale) avec un responsable de sa sécurité, consommation d’alcool dans son bureau pendant les heures de travail, et fraude par l’invention de déplacements officiels transformés en voyages privés avec famille et amis.

Officiellement démenties en janvier par la Maison-Blanche, les accusations visant la ministre se sont multipliées. L’enquête de l’Inspector General a conclu que ces éléments étaient « largement suffisants ». Le dossier s’est alourdi en février lorsque des documents policiers ont révélé que son époux, Shawn DeRemer, avait été interdit d’accès au ministère après des accusations d’agression sexuelle formulées par au moins deux employées.

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Une situation explosive dans un département déjà fragilisé par le licenciement massif de fonctionnaires depuis janvier 2025. L'ancienne ministre qui avait pourtant promis de « protéger les travailleurs américains » et de promouvoir des « pratiques de travail justes », s’est retrouvée piégée par des pratiques qu’elle était censée combattre.

L’administration Trump avait promis la « guerre à l’establishment ». Elle offre aujourd’hui le spectacle d’un pouvoir qui ne parvient même pas à gérer ses propres sbires. La « révolution » trumpiste ressemble chaque jour davantage à une série de naufrages individuels. Les travailleurs américains, eux, attendent toujours leur protecteur.


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