Par Vincent Clairmont
Le Nasdaq a perdu 1,47 % jeudi, à 25 882 points ; le S&P 500 a cédé 0,51 %, à 7 534 points (données de clôture du 16 juillet). La baisse est venue presque entièrement des semi-conducteurs : Nvidia, Micron et Broadcom en net repli, l'indice Philadelphia du secteur en tête des pertes, après l'annonce par TSMC d'un relèvement de son enveloppe d'investissements 2026 à 60-64 milliards de dollars, contre 52-56 milliards annoncés précédemment.
Selon plusieurs décomptes, plus de 1 000 milliards de dollars de capitalisation se sont évaporés du secteur en quelques séances. Netflix a ajouté sa pierre après clôture : −8 % sur une simple prévision de ralentissement des ventes. La question qui remplit ma boîte depuis hier soir tient en trois mots : faut-il vendre ? Ma réponse : c'est une correction, pas encore la purge — mais la mécanique de la purge est désormais visible.
Trois mécanismes sont à l'œuvre
Premièrement, la circularité du capital investi. Le paradoxe de la séance de jeudi mérite qu'on s'y arrête : TSMC a publié un trimestre meilleur qu'attendu et augmenté son capex (ses dépenses d'investissement en capacités de production), et c'est précisément cette hausse qui a fait chuter le secteur. Le marché ne doute pas de la demande de puces ; il commence à se demander qui, en