Iran : la pluie est-elle revenue quand les radars « HAARP » ont été détruits ?

Iran : la pluie est-elle revenue quand les radars « HAARP » ont été détruits ?

Radars, HAARP, résolution européenne de 1999, « guerre climatique » : ce qu'est vraiment HAARP, ce que peut l'ensemencement des nuages, et la banqueroute hydrique iranienne.

12 min de lecture

Partager cet article

Par Renaud Jacobs

L'Iran mourait de sécheresse. La guerre de 2025 détruit des radars « liés à HAARP », dit-on. Au printemps suivant, la pluie revient en force. Trois faits vrais, alignés dans le bon ordre — et des millions de vues pour en tirer une preuve. Détruire un radar fait-il tomber la pluie, et HAARP est-il ce qu'on croit ? Renaud Jacobs ouvre le dossier, pièce par pièce.

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

La rumeur est belle, et c'est déjà un avertissement : les plus belles sont rarement les plus vraies. La voici dans la version qui tourne en boucle chez les influenceurs anti-occidentaux. L'Iran mourait de sécheresse depuis des années ; le ciel restait obstinément sec ; puis la guerre de l'été 2025 a détruit des systèmes radar « prétendument liés à la technologie HAARP américano-israélienne » ; et voilà qu'ensuite la pluie est revenue en force. Conclusion qui s'impose toute seule : ces radars n'étaient pas des radars, mais des machines à retenir la pluie. On les a cassées, le ciel s'est rouvert.

HAARP est-il à l’origine des séismes et de la canicule ?
Plusieurs sites réels, une origine militaire, un brevet, une résolution du Parlement européen… et une carte qui circule. Où s’arrête le vrai ? Où commence le fantasme ?

Il faut reconnaître ce qui, dans ce récit, est exact. La guerre de juin 2025 a bien détruit des radars et des systèmes de défense — cela, c'est un fait établi. L'Iran a bien traversé une sécheresse d'une gravité extrême. Et il est bien tombé, ensuite, des pluies parfois spectaculaires sur l'Iran, l'Irak et la Turquie. Trois faits vrais, alignés dans le bon ordre. On comprend que beaucoup y voient une démonstration.

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
CdS
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

J'ai l'habitude, face à ce genre d'enchaînement, de répondre par une méthode plutôt que par un haussement d'épaules : allons voir ce que sont ces objets, ce qu'ils font, et ce que disent les relevés. Car entre « des radars ont été détruits » et « la pluie était retenue par des radars », il y a tout ce qui sépare une coïncidence d'une cause.

Détruire un radar fait-il tomber la pluie ? Et ce fameux HAARP, qu'est-il au juste ? Regardons, pièce par pièce.

À Strasbourg, 43 scanners annulés pour des cochons : un proche d’un malade du cancer porte plainte

À Strasbourg, 43 scanners annulés pour des cochons : un proche d’un malade du cancer porte plainte

Le 12 octobre 2026, Gabriel Weisser, proche d’un patient atteint d’un cancer, a déposé plainte contre X auprès du procureur de Strasbourg pour « mise en danger de la vie d’autrui et omission de porter secours ». Pour mémoire, en mars 2025, quarante-trois patients de l’IHU de Strasbourg ont vu leur scanner annulé. Selon le rapport Igas-Igesr : l’IHU est suspecté d’avoir annulé des examens sur des patients cancéreux et donné la priorité à la recherche sur des cochons. Le rapport définitif, remis e


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Après son cancer du sein, Ambre reprend à mi-temps et se découvre 8 000 euros de dette
Photo by National Cancer Institute / Unsplash

Après son cancer du sein, Ambre reprend à mi-temps et se découvre 8 000 euros de dette

Atteinte d’un cancer du sein à 27 ans, Ambre a repris le travail à mi-temps thérapeutique. Son assurance a cessé de payer sans qu’elle en soit informée. Son employeur lui réclame aujourd’hui 8 000 euros, et elle a perdu la moitié de ses revenus. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré. Gratuit. Vous restez libre de


Rédaction

Rédaction