Sécurité sociale des indépendants: premières passes d’armes


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Le remplacement du régime social des indépendants (RSI) par la sécurité sociale des indépendants (SSI) n’a pas encore beaucoup fait parler de lui. Mais les premiers mécontentements commencent à se faire jour, notamment depuis l’installation du Conseil Supérieur présidé par la CPME en lieu et place de l’ex-UPA, devenue U2P après fusion avec les professions libérales.

Dans une interview donnée au journal professionnel Batiactu, le président de l’U2P, Alain Griset, dit tout le mal qu’il pense de la SSI qui remplace le RSI (présidé par son syndicat patronal, en son temps).

La sécurité sociale des indépendants échappe… aux indépendants

On lira avec intérêt les propos d’Alain Griset, qui portent peu de remarques sur le fonctionnement des services eux-mêmes. Les reproches d’Alain Griset visent plutôt le changement de gouvernance, qui profite à la CPME au détriment de son syndicat.

« Le fait de voir l’U2P mise sur la touche est inacceptable quand on connaît le nombre de nos ressortissants qui relèvent de la SSI », s’insurge Alain Griset. « Le CPSTI aura un rôle important en matière de prévention pour les entreprises en difficultés financières. Un risque qui concerne surtout les petites structures. »

À la décharge du gouvernement, la gestion du RSI sous la présidence de l’UPA, devenue U2P (dans l’indifférence générale) fut si calamiteuse qu’on peut admettre le bien-fondé d’un petit tour de carrousel dans l’attribution des postes. Curieusement, Alain Griset évite de rappeler ces durs moments passés.

On peut en tout cas prédire qu’à la moindre défaillance, les critiques ne manqueront pas de pleuvoir sur ce nouveau machin qui a bien toutes les allures de réforme cosmétique.


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