Pourquoi l’Eglise luthérienne de Norvège dénonce le courant des « chrétiens sionistes »

Pourquoi l’Eglise luthérienne de Norvège dénonce le courant des « chrétiens sionistes »


Partager cet article

C’est un texte qui avait été publié par l’Eglise luthérienne de Norvège en octobre 2020, soit trois ans avant l’attaque des milices palestiniennes contre Israël depuis Gaza. Les protestants norvégiens disaient s’inquiéter de la tendance rencontrée dans leur propre Eglise ou dans d’autres branches du protestantisme, consistant à interpréter littéralement un certain nombre de passages de la Bibles parlant du « retour d’Israël sur sa terre » en l’appliquant aux Juifs sionistes du temps présent. On sait que ce courant est particulièrement représenté dans l’évangélisme américain et ses ramifications, latino-américaines, en particulier. Mais j’ai déjà eu l’occasion de montrer comme même les catholiques ne sont pas totalement protégés, en tout cas dans la partie occidentale de l’Eglise: aux Etats-Unis ou en France, pour prendre deux exemples que je connais, il y a eu une confusion entre le légitime dialogue interreligieux entre Juifs et Chrétiens et la question du soutien des catholiques à l’Etat d’Israël.  L’année 2025 donne l’occasion du soixantième anniversaire de la déclaration « Nostra Aetate » du concile Vatican II, qui formule un certain nombre de recommandations pour les relations entre l’Eglise catholique et les religions non-chrétiennes. A ce titre, les Pères du Concile s’étaient adressés aux Juifs et aux Musulmans. A relire ce document, je suis frappé par le contraste, entre le passage consacré aux Juifs, qui est développé; et celui dédié aux Musulmans, qui reste peu détaillé; et ceci alors que, Chrétiens, Juifs et Musulmans, nous croyons au même Dieu unique, Créateur du Ciel et de la Terre, même si nous formulons autrement sa relation avec les hommes. Il est temps de rétablir un équilibre dans nos relations avec les deux autres religions abrahamiques. Je reviendrai sur le sujet bientôt. Pour l’instant, je livre ici une traduction d’un texte fondamental, qui rappelle qu’il ne faut pas confondre le domaine politique et le domaine religieux quand on envisage l’avenir de la Terre Sainte.

Plafonds de verre RN et LFI en 2027 : que dit la science politique sur leur épaisseur ?

Plafonds de verre RN et LFI en 2027 : que dit la science politique sur leur épaisseur ?

Par Elise Rochefort À onze mois du premier tour de l'élection présidentielle, prévu au printemps 2027, les enquêtes d'opinion dessinent une configuration que la science politique connaît bien : deux formations de protestation arrivées en tête de leur camp, et l'une comme l'autre confrontées à un seuil qu'elles n'ont jamais franchi. Le Rassemblement national n'a pas accédé à l'Élysée en 2002, 2017 ni 2022. La France insoumise n'a jamais qualifié son candidat pour un second tour présidentiel.


Rédaction

Rédaction

Autonomie de la Corse : la Vè République en peau de chagrin

Autonomie de la Corse : la Vè République en peau de chagrin

Par Thibault de Varenne L'Assemblée nationale examine depuis ce mardi 16 juin un projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République ». Le texte, déposé fin avril et adopté en commission au début du mois, inscrirait dans la Constitution un statut particulier pour l'île, un pouvoir d'adaptation des lois, un article nouveau taillé pour elle seule. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentie


Rédaction

Rédaction

À partir de quel seuil faut-il vendre son or ?

À partir de quel seuil faut-il vendre son or ?

Par Vincent Clairmont L'once d'or s'échange ce mardi 16 juin autour de 4 300 dollars sur le marché spot de Londres, soit environ 3 950 euros. C'est plus de 20 % en dessous du record de fin janvier, où le métal avait frôlé 5 600 dollars. La question qui dominait les messages de lecteurs au printemps — est-il trop tard pour acheter ? — a changé de signe. Depuis la correction, on me demande l'inverse : à partir de quel seuil faut-il vendre ? Ma réponse tient en une phrase, puis je la déplie. Le b


Rédaction

Rédaction

Trois poules dans le jardin? Jusqu'à 6 000 euros d'amende
Photo by Thomas Iversen / Unsplash

Trois poules dans le jardin? Jusqu'à 6 000 euros d'amende

En 2026, élever trois poules pondeuses au fond de son jardin relève désormais du parcours administratif. Déclaration sanitaire en mairie, autorisation d’urbanisme selon la surface du poulailler, distances de voisinage imposées : l’État et les communes transforment un geste de bon sens ancestral en infraction potentielle. Sanction à la clé ? De 750 € à 6 000 €. L'État vient de transformer l'acte le plus élémentaire d'autonomie alimentaire en une procédure bureaucratique à part entière. L


Rédaction

Rédaction