Zuckerberg va virer ses employés « les  moins performants »

Zuckerberg va virer ses employés « les  moins performants »


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Lors d’un récent podcast avec Joe Rogan, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a partagé sa vision ambitieuse du rôle de l’intelligence artificielle dans le codage et les bouleversements qu’elle pourrait engendrer sur le marché du travail. Sans attendre dans un communiqué interne envoyé à ses salariés et rapporté par Bloomberg mardi, Meta s’apprête à licencier 5 % de son personnel, soit environ 3 600 employés jugés « peu performants », pour mieux reconstruire son équipe. Entre les licenciements, les changements dans la modération des contenus et l’accent mis sur l’intelligence artificielle, ses choix stratégiques divisent.

Si Meta a décidé de mettre fin à son programme de fact-checking aux États-Unis, qui était destiné à lutter contre la désinformation sur ses plateformes. D’après un mémo interne envoyé à ses salariés et rapporté par Bloomberg mardi, Méta prévoit de licencier 3 600 employés considérés comme les moins performants, avant de recruter de nouveaux talents pour occuper leurs postes dès cette année.

Un plan de licenciement stratégique pour Meta

Meta, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, a confirmé à l’AFP la décision de Mark Zuckerberg de congédier 5 % de ses employés, soit environ 3 600 personnes sur un effectif total de 72 400 en septembre. Ces licenciements ciblent les salariés jugés les moins performants, dans le cadre d’une stratégie visant à élever « la barre en matière de gestion des performances », selon un mémo interne adressé au personnel.

J’ai décidé de placer la barre plus haut en matière de gestion des performances et d’éliminer plus rapidement les personnes peu performantes.

Cette décision s’inscrit dans la continuité de l’année 2023, qualifiée par Meta de « l’année de l’efficacité », durant laquelle l’entreprise avait déjà réduit significativement ses effectifs post-pandémie. Les licenciements s’ajoutent à une tendance plus large dans le secteur technologique, où des entreprises comme Microsoft ont également procédé à des réductions d’effectifs basées sur les performances des employés.

Une restructuration au nom de l’« efficacité »

Le recentrage opéré par Meta ne se limite pas aux licenciements. L’entreprise prévoit d’embaucher de nouveaux talents pour remplacer les postes vacants, avec l’objectif de renforcer les compétences et la compétitivité de ses équipes. Cependant, cette approche soulève des questions sur la manière dont l’entreprise gère le bien-être et la sécurité de ses employés.

Par ailleurs, Zuckerberg a déclaré vouloir s’appuyer davantage sur l’intelligence artificielle pour optimiser le codage et les processus de travail. Lors de son entretien avec Joe Rogan, il a décrit l’IA comme un outil pouvant démocratiser l’accès au codage tout en révolutionnant les standards de productivité dans l’industrie technologique. Mais cette vision suscite des débats, notamment sur les conséquences potentielles sur le marché de l’emploi.

En parallèle des licenciements, Meta a annoncé d’autres changements structurels majeurs. L’entreprise a décidé de mettre fin à son programme de fact-checking aux États-Unis, qui était destiné à lutter contre la désinformation sur ses plateformes. Ce programme, accusé par certains groupes conservateurs de pratiquer la « censure », sera remplacé par un système où les utilisateurs pourront ajouter eux-mêmes du contexte aux publications, à l’image de la plateforme X (anciennement Twitter).

Si certains saluent une approche pragmatique pour relever les défis de l’ère post-pandémique, d’autres y voient des risques à la fois pour les employés, la qualité des informations diffusées et la confiance des utilisateurs.


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