Multiples plaintes, témoignages tardifs et appels au boycott de sa tournée anniversaire ... l’artiste est cloué au pilori . Mais Éric Zemmour monte au créneau pour défendre publiquement le chanteur au nom de la présomption d’innocence.

Depuis le printemps dernier, les accusations ( viol et d’agressions sexuelles) visant Patrick Bruel se multiplient sur les réseaux sociaux et dans les médias. Parmi les témoignages les plus retentissants, celui de Flavie Flament ex-animatrice emblématique de TF1 a frappé les esprits. La ministre Aurore Bergé, invitée sur RTL, a publiquement désavoué une partie de la stratégie défensive de l'avocat du chanteur, estimant irrecevable l'argument fondé sur la différence d'âge.
Une tournée sous pression
Alors que Patrick Bruel célèbre le trente-cinquième anniversaire de son second album avec une tournée nationale. Une pétition circule, plusieurs maires appellent au boycott, et le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, lui conseille prudemment « une parenthèse dans sa carrière ». Le maire de Marseille, Benoît Payan, il a carrément demandé à l’artiste de ne pas se produire dans sa ville.
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🔴 Patrick Bruel : plaintes et témoignages se multiplient ➡️ "On ne jette pas un homme comme ça avec des accusations dont on ne sait pas si elles sont exactes ou pas [...] Moi, tant que quelqu'un n'est pas condamné, je pense qu'il n'est pas coupable", dit Éric Zemmour pic.twitter.com/Lzxi7G0U0Z
— franceinfo (@franceinfo) May 21, 2026
Les enjeux financiers sont considérables une tournée de cette envergure représente plusieurs millions d'euros de billetterie et de cachets.
Eric Zemmour à la rescousse
C'est dans ce contexte que s'exprime Éric Zemmour, visiblement marqué par le précédent de son ami Philippe Caubère, acteur lui aussi rattrapé par des accusations publiques (mis en examen pour viols, agressions sexuelles et corruption de mineur) .

Eric Zemmour, a décidé de défendre Patrick Bruel. « On ne jette pas un homme en pâture avec des accusations dont on ne sait pas si elles sont exactes ou pas », a-t-il déclaré. Son raisonnement est sans condamnation judiciaire, la culpabilité ne saurait être établie, d'autant que « l'organisation d'un procès équitable demande du temps ».

Il s’est adressé aux détracteurs de l’artiste en leur disant qu’ils peuvent tout simplement « ne pas aller le voir » en concert.
Cependant, dans une démocratie saturée par l’émotion médiatique, qui décide réellement de la culpabilité ? Les juges… ou la foule numérique ?
