Un ancien policier du Tennessee a passé 37 jours derrière les barreaux pour avoir refusé de supprimer une publication satirique sur la mort de Charlie Kirk. Condamné à verser 835 000 dollars, l'État américain vient d'admettre implicitement ce que les faits criaient depuis le premier jour : il s'agissait d'une arrestation inconstitutionnelle.

Le 10 septembre 2025, Larry Bushart, 61 ans, ancien policier à la retraite, partage sur Facebook d'un mème sur l'assassinat du militant figure centrale du mouvement MAGA, Charlie Kirk . Le shérif du comté de Perry, Nick Weems, a saisi la justice. Un mandat d'arrêt est obtenu. Bushart est vite incarcéré.
835 000 $ pour une arrestation abusive
L’homme avait notamment partagé un mème montrant Donald Trump se moquant de la mort de Kirk. Pour le shérif du comté de Perry, Nick Weems, et l’enquêteur à l’origine du mandat d’arrêt, ces contenus franchissaient la ligne rouge.

En octobre 2025, les charges sont abandonnées , le shérif Weems lui-même reconnaîtra que la majorité des publications relèvent de la liberté d'expression légale, protégée par le Premier Amendement.

Trop tard : le mal est fait. En décembre 2025, une plainte fédérale est déposée contre le comté de Perry, son shérif et l'enquêteur ayant obtenu le mandat. Le 21 mai 2026, l'accord est annoncé : 835 000 dollars d'indemnisation, soit près de 720 000 euros.
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Cette affaire illustre un phénomène inquiétant : la criminalisation rapide de l’expression en ligne dès qu’elle dérange le narratif dominant ou qu'elle touche à une figure politique controversée. Bushart a perdu son emploi post-retraite, manqué son anniversaire de mariage et la naissance de sa petite-fille.
L'État puni, mais jamais vraiment responsable
Ce règlement financier, s'il restaure formellement les droits constitutionnels de Bushart, ne résout rien en profondeur. Aucun fonctionnaire ne sera personnellement sanctionné. C'est le contribuable du comté de Perry qui paiera. Le shérif Weems reste en poste. Au fond, l'institution absorbe le coût, les agents fautifs conservent leur immunité quasi totale.

Dans un contexte où les élites occidentales rêvent de réguler toujours plus les discours « problématiques », le cas Bushart sonne comme un avertissement. La démocratie "saine" exige que l’on puisse, même maladroitement, plaisanter sur les puissants et leurs martyrs.

Quand l’État oublie cette règle élémentaire, il finit par payer cher avec l’argent du contribuable, son mépris pour les droits fondamentaux. Une leçon que certains en Europe feraient bien de méditer avant d’aggraver leur propre dérive censitaire.

Pour mémoire, Charlie Kirk a été abattu le 10 septembre 2025 lors d'un meeting en plein air sur le campus de l'université d'Utah Valley, à Orem, dans l'État de l'Utah.


