Macron en Asie centrale pour l’uranium mais aussi pour affaiblir Poutine, par Valéria Verbinina

Macron en Asie centrale pour l’uranium mais aussi pour affaiblir Poutine, par Valéria Verbinina

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Le président Emmanuel Macron se rend cette semaine en Asie centrale, une région pour laquelle Paris semble avoir de grands projets. Tout d’abord, après de sérieuses déconvenues au Niger, la France doit rapidement trouver de l’uranium. C’est la priorité. Or, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan figurent parmi les plus grands producteurs (le premier produit 43 % du volume mondial de ce métal). Mais l’adepte du « en même temps » vise aussi à trouver un moyen de limiter l’influence de la Russie, notamment en éliminant progressivement les combustibles fossiles russes du marché. Il faut rappeler que cette astuce n’a pas fonctionné avec la Chine, où Macron s’est rendu en visite d’État en avril. Il n’a jamais réussi à convaincre Pékin de modifier sa position à l’égard de la Russie et du conflit en Ukraine. Quant à la direction de l’Asie centrale, elle s’est toujours située dans la zone des intérêts historiques de la Russie. C’est vrai, depuis le début du XIXe siècle. L’Angleterre a tenté de s’y installer, et aujourd’hui la Chine et la Turquie rivalisent pour inclure l’Asie centrale dans leur orbite… La France ne serait-elle pas superflue ?

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Photo by Ali Kazal / Unsplash

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