L'or sous 4 000 dollars : ce qui décidera des six prochains mois

L'or sous 4 000 dollars : ce qui décidera des six prochains mois

L'or est repassé sous 4 000 dollars alors que l'inflation remonte. À six mois, tout se jouera sur le taux réel. Trois scénarios, et ce que je fais.

6 min de lecture

Partager cet article

Par Vincent Clairmont

L'once est repassée sous 4 000 dollars. L'inflation remonte des deux côtés de l'Atlantique, mais la Fed et la BCE préparent une hausse de plus en décembre. D'ici avril, le prix de l'or dépendra moins de l'inflation que du taux réel. Ce que je fais, et ce que je ne fais pas.

LA NEWSLETTER · GRATUITE

Le Courrier,
chaque matin.

L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.

Gratuit. Vous restez libre de partir quand vous voulez.

JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

L'once s'échangeait ce vendredi matin à 3 982 dollars, soit 3 564 euros. La semaine dernière, elle a perdu 4 %, sa plus forte baisse hebdomadaire en quatre mois, et elle est passée sous 4 000 dollars pour la première fois depuis la mi-juillet. Elle reste à un peu plus d'un quart sous son record de fin janvier. Votre question tient en une ligne : avec une inflation qui repart, l'or ne devrait-il pas monter ? Ma réponse : pas forcément, et pas tout de suite. Sur six mois, ce qui compte n'est pas le niveau de l'inflation. C'est l'écart entre l'inflation et les taux.

ABONNEMENT

Allez au fond
des choses.

Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.

Le monde commente. Vous, vous comprenez.

S'ABONNER lecourrierdesstrateges.fr
lecourrierdesstrateges.fr
Restez libre !

Ce que les banques centrales ont dit cette semaine

Mercredi, la Fed a laissé son taux directeur entre 3,75 % et 4 %. Le vote a été de 10 voix contre 2, et les deux opposants, Lisa Cook et Beth Hammack, voulaient relever le taux d'un quart de point. L'inflation américaine était de 3,7 % sur un an en septembre. La croissance du troisième trimestre est ressortie à 3,4 %. Les marchés estiment à plus de 80 % la probabilité d'une hausse en décembre.

Jeudi, la BCE a laissé son taux de dépôt à 2,50 %, après deux hausses en juin et en septembre. L'inflation de la zone euro était de 3,8 % en septembre, avec un baril au-dessus de 110 dollars. Selon Reuters, la BCE prévoit, là aussi, une hausse en décembre suivie d'une pause. Ce matin, l'Insee a publié l'inflation harmonisée française d'octobre : 3,8 % sur un an, contre 3,4 % en septembre, au-dessus des attentes.

TELEGRAM · L'INFO EN CONTINU

Entre deux éditions,
le fil.

La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.

Gratuit, et en continu.

REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre
t.me/resterlibre
Restez libre !

Pourquoi l'or baisse quand l'inflation monte

L'or ne verse ni intérêt ni dividende. Le détenir coûte ce que vous auriez touché ailleurs, et ce coût se mesure par le taux réel, c'est-à-dire le rendement d'une obligation diminué de l'inflation attendue. Le titre d'État américain à dix ans indexé sur l'inflation rapportait 2,67 % au-dessus de l'inflation le 28 octobre, pour un taux nominal de 5,05 %.

La différence entre ces deux chiffres, 2,38 %, est l'inflation que le marché anticipe en moyenne sur dix ans. On l'appelle le point mort d'inflation. Elle est très en

Héritage plafonné à cinq logements : Mélenchon veut « réquisitionner ces espaces »

Héritage plafonné à cinq logements : Mélenchon veut « réquisitionner ces espaces »

Invité de François Lenglet sur TF1 Info le 25 octobre 2026, Jean-Luc Mélenchon a jugé que la conception française de la propriété « n’est plus supportable » et promis de pouvoir « réquisitionner ces espaces ». Son programme précise l’idée : un plafond de cinq logements transmissibles par héritage, le reste étant saisi par l’État. Le débat sur le logement est légitime. La confiscation programmée d'une partie du patrimoine familial, elle, mérite autre chose qu'un slogan électoral. LE COURR


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Photographe, il gagne 9 000 euros par an : l'URSSAF lui en réclame 8 723 sur ses loyers
Photo by William Bayreuther / Unsplash

Photographe, il gagne 9 000 euros par an : l'URSSAF lui en réclame 8 723 sur ses loyers

Moins un indépendant gagne avec son travail, plus son patrimoine lui coûte cher. Un photographe auto-entrepreneur, qui a déclaré 9 065 € de chiffre d’affaires en 2023, se voit réclamer 8 723 € de cotisations et majorations par l’URSSAF au titre de ses quatre logements meublés loués à l’année. En cause : une règle instaurée en 2021 qui peut transformer un propriétaire bailleur en travailleur indépendant lorsque ses recettes locatives dépassent 23 000 € et ses autres revenus d’activité. LE


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany