Par Eric V.
Le 29 octobre, la BCE a annoncé que Christine Lagarde partirait le 7 février 2027. C'est le dernier jour possible pour convoquer les électeurs de la présidentielle. Les parrainages ferment le 12 mars. Le 30 septembre, elle disait qu'une candidature « ne serait pas une bonne idée du tout ».
Le 29 octobre, la Banque centrale européenne a fait savoir que sa présidente quitterait ses fonctions le 7 février 2027, neuf mois avant la fin de son mandat. Christine Lagarde a dit partir « avec le sentiment du travail accompli ». Des sources citées par l'AFP ont ajouté que ce départ lui donnerait « une plus grande liberté d'exprimer ses vues ».
Le 7 février 2027 n'est pas une date comme une autre. C'est, selon le calendrier calculé par Toute l'Europe, le dernier jour où le gouvernement peut publier le décret qui convoque les électeurs, dix semaines avant le premier tour du 18 avril. Les parrainages devront parvenir au Conseil constitutionnel avant le vendredi 12 mars, 18 heures.
La réponse à la question du titre tient donc en trois temps. En droit, oui. Au calendrier, de justesse. À l'en croire, non. C'est le troisième temps qu'il faut regarder de près, parce qu'il a déjà changé deux fois.

Ce qu'elle a dit, dans l'ordre
Le 18 février, le Financial Times rapporte qu'elle envisage de partir avant terme. La BCE répond qu'elle « n'a pris aucune décision ».
Début juillet, dans Les Échos, elle déclare : « Je crois qu'une voix européenne doit se faire entendre dans le débat présidentiel français. »
Le même mois, à Euronews : « I'm not a candidate for anything ». Elle n'est candidate à rien.
Le 30 septembre, à La Croix, une candidature « ne serait pas une bonne idée du tout ». Elle invoque l'énergie qu'exige la fonction, puis son âge : « Et j'ai 70 ans. »
Le 29 octobre, elle annonce son départ pour le 7 février.
J'avoue un intérêt dans l'affaire. Le 29 septembre, j'écrivais ici que le bloc central
