Je reviens sur la polémique suscitée par le tatouage de Louis Sarkozy. Et j'en profite pour vous dire que l'intraitable Eric Verhaeghe a décidé d'augmenter mes appointements pour que j'écrive encore plus dans les colonnes du Courrier.

Mes chéris,
Alors que la France de 2026 s’enfonce dans une mélancolie fiscale digne d’une fin d’Empire et que l’actualité internationale ressemble à un script de film catastrophe refusé par Netflix pour « manque de réalisme », nos intellectuels de gauche ont enfin trouvé l'ennemi public numéro un. Ce n'est ni le krach boursier, ni la menace nucléaire, c'est… l’épiderme de Louis Sarkozy.
Le paradoxe du "Beauf-Érudit"
Louis, c’est le grand écart permanent. D’un côté, le gamin passé par l’académie militaire, le « légionnaire » qui sentait bon le sable chaud et la sueur des chambrées. De l’autre, un dandy de salon doré qui collectionne les monnaies romaines comme d'autres les cartes Pokémon.

On est face à un spécimen fascinant de beauferie érudite. Louis, c’est le seul type capable de vous expliquer la dévaluation du denier sous Septime Sévère tout en arborant des tatouages comme un vulgaire candidat de télé-réalité à Mykonos. C’est le mariage improbable entre un buste en marbre et un pot d’échappement de tuning. Cicéron au Club Med, le glaive à la main mais le gel dans les cheveux.
Lictur et littérature : la panique des amphis
Le dernier scandale en date ? Un faisceau de licteur gravé dans la peau. Pour le commun des mortels, c’est le symbole de l’autorité romaine. Pour le ministère des Affaires étrangères, c’est sur la couverture de votre passeport. Mais pour une universitaire de gauche en manque de subventions, c’est le retour des Chemises Noires dans le XVIe arrondissement.

On nous explique doctement que ce tatouage est un « dog-whistle » fasciste. À ce compte-là, la République Française, qui arbore le même faisceau sur son sceau officiel, est une dictature fasciste qui s'ignore. Mais ne comptez pas sur nos censeurs pour la cohérence : ils préfèrent traquer l'encre sur le bras d'un Sarkozy plutôt que de lire l'histoire de France. Entre le Lambda ($\Lambda$) spartiate et le licteur, Louis n'est plus un homme, c'est un manuel d'histoire ancienne pour videur de boîte de nuit.

Le mystère Sarah Knafo : du sabre au goupillon ?
C’est là que le dossier devient croustillant. Car avant de finir dans les bras d'une présentatrice télé, Louis a partagé ceux de Sarah Knafo. On ne peut s’empêcher de s'interroger sur les goûts de la nymphe de Reconquête.

Qu’a-t-elle trouvé chez Eric Zemmour qu’elle avait déjà goûté chez le petit Louis ? Est-ce ce goût pour les civilisations disparues et les hommes qui froncent les sourcils en pensant à la grandeur de Rome ? On imagine la scène : le soir, dans l'intimité du foyer Zemmour, Sarah ferme-t-elle les yeux en repensant avec nostalgie à son légionnaire qui sent le soufre ?
Passer de Louis — le légionnaire-intellectuel capable de citer Plutarque entre deux pompes — à Eric — le prophète du déclin qui peine probablement à porter un pack d'eau —, c’est un sacré changement de régime. On se demande si, entre deux diatribes sur le Grand Remplacement, elle n'espère pas secrètement une petite « remontada » du dandy spartiate.
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Allez, on en profite avant qu'il ne soit trop tard...
Une petite touche personnelle
Pour tout vous dire, ce mélange de muscles militaires, de tatouages sulfureux et de numismatique ancienne ne me laisse pas totalement de marbre. Il y a quelque chose de piquant dans ce « dandy légionnaire » qui fait hurler les prudes.

Si Louis met autant de vigueur dans ses « talents conjugaux » qu’il en met à collectionner les sesterces et à braver la bien-pensance, je comprendrais presque pourquoi les universitaires de gauche sont aussi frustrées. Un homme qui vous récite Marc Aurèle tout en vous soulevant comme un trophée gaulois... avouez que c’est un programme plus excitant que le dernier rapport de la Cour des Comptes.
En résumé : Louis Sarkozy n’est peut-être qu’un dandy qui en fait trop, mais ses détracteurs sont les seuls vrais dictateurs de cette farce : les dictateurs de l’ennui. Laissez-le donc sentir le soufre, ça nous change de l'odeur de naphtaline des amphis de sociologie.





