L'humeur de Veerle Daens : le périscolaire parisien élu meilleur sport de combat 2026

L'humeur de Veerle Daens : le périscolaire parisien élu meilleur sport de combat 2026


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Ici Veerle Daens, en direct du cœur battant du dirigisme hexagonal : Paris. Aujourd'hui, j'aimerais qu’on s'arrête un instant sur un chef-d'œuvre de la tragédie bureaucratique française : le périscolaire.

Vous vous souvenez de cette magnifique réforme des rythmes scolaires ? Celle qui devait, nous jurait-on, respecter l’horloge biologique de nos chères têtes blondes (et brunes, et rousses, ne soyons pas discriminants dans l'inefficacité). On nous a vendu cela comme le summum de la protection de l’enfance. Résultat ? La Défenseure des enfants vient de nous lâcher une petite bombe : 150 saisines pour violences dans le périscolaire parisien depuis mi-décembre.

C’est fascinant, non ? L’État, ce grand protecteur autoproclamé qui nous explique à longueur de journée que nous, parents, sommes trop irresponsables pour choisir l’éducation de nos enfants sans son tampon Cerfa, a réussi l’exploit de transformer le goûter-coloriage en une zone de non-droit.

L’humeur de Veerle Daens : Je me pince, la France a (enfin) un budget
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Le paradoxe du Léviathan garderie

C'est là que l'ironie devient délicieuse — si l'on apprécie l'humour noir et les monopoles défaillants.

  • L'intention : Protéger l'enfant de la fatigue et lui offrir un épanouissement "citoyen".
  • La méthode : Obliger tout le monde à passer par le moule de l'école publique, parce que, n'est-ce pas, le secteur privé ou associatif libre, c'est le chaos et un ghetto de riches réactionnaires (et surtout, on peut moins facilement y injecter de la propagande douce).
  • Le résultat : Une structure si rigide, si sous-financée et si mal gérée par la Ville de Paris que les enfants finissent par être les premières victimes de l'institution censée les protéger.
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L'État : le pompier pyromane

C’est le schéma classique de la pensée libertarienne appliqué à la récréation : l'État crée un problème (la désorganisation des rythmes de vie), propose une solution monopolistique (le périscolaire public obligatoire ou fortement incité), et finit par devenir la menace principale.

On nous dit : « Donnez-nous vos enfants, nous allons les sécuriser. » Et quelques mois plus tard, la Défenseure des enfants doit intervenir parce que le "service public" ressemble plus à Lord of the Flies (Sa Majesté des Mouches) qu’à une garderie Montessori. On agresse les enfants au nom de la protection des enfants. C’est orwellien, mais avec des briquettes de jus d'orange tiède.

La leçon de chose (gratuite, elle)

Si vous aviez encore un doute sur la capacité de l'administration parisienne à gérer quoi que ce soit qui nécessite de l'empathie ou de l'efficacité réelle, ce rapport est votre réponse. Quand l'État s'occupe de tout, il ne s'occupe de rien, et surtout pas du plus fragile.

Le périscolaire à Paris, c'est finalement l'allégorie parfaite du socialisme municipal : c'est cher, c'est obligatoire, et à la fin, on appelle la police pour protéger les usagers du prestataire.


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