L'action TotalEnergies a progressé de plus de 185% depuis le COVID. Faut-il continuer à en acheter ?

Alors que le Brent flirte de nouveau avec les 100 dollars sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, TotalÉnergies semble avoir trouvé son rythme de croisière entre tradition pétrolière et futur électrique. Mais faut-il encore monter à bord ? Plongeons ensemble dans les coulisses de cette "major" qui ne ressemble plus tout à fait à celle de vos grands-parents.

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Un siècle de conquête : de la souveraineté à la mutation
Pour bien conseiller, il faut savoir d'où l'on vient. Total n'est pas née par hasard, mais d'une volonté d'État en 1924 pour sécuriser l'indépendance de la France. Ernest Mercier, son fondateur, n'imaginait sans doute pas que son bébé deviendrait, un siècle plus tard, ce monstre multi-énergies.
Le passage à la marque "Total" en 1954 visait déjà l'international. Mais le véritable coup de génie stratégique fut le tournant de l'an 2000. En absorbant Petrofina puis Elf Aquitaine, l'entreprise est passée du statut d'acteur régional à celui de "supermajor" capable de défier les géants anglo-saxons. En 2021, le baptême "TotalEnergies" a fini de graver dans le marbre ce que je considère comme le pivot le plus ambitieux du secteur : produire plus, mais avec moins d'émissions.

Le graphique qui parle : une précision chirurgicale
Regardons les chiffres de près. Depuis le traumatisme du COVID-19, où le titre avait sombré de plus de 50 %, le rebond est tout simplement spectaculaire : +186,8 % depuis les plus bas de 2020.
