Alors que les places européennes tanguaient dangereusement, Wall Street s'offrait le luxe de nouveaux records historiques. Comment expliquer ce grand écart? Entre les bruits de bottes au Moyen-Orient et l'appétit insatiable pour les puces électroniques, je vous propose de décrypter les mouvements de fond qui agitent vos portefeuilles.


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Le « péage de Téhéran » : pourquoi votre facture énergétique s'invite en Bourse
Le premier coupable de cette nervosité est le détroit d'Ormuz. Ce n'est plus seulement une zone de tension, c'est devenu ce que les experts appellent le « péage de Téhéran ». Avec le Corps des gardiens de la révolution iranienne qui filtre le passage, seuls les alliés ou ceux qui s'acquittent de taxes exorbitantes peuvent transiter.
Le lundi 4 mai, le CAC 40 a immédiatement sombré de 1,71%. La raison est simple: l'Europe est la première victime de cette géopolitique, car elle dépend quasi exclusivement de ces routes pour son énergie. Tant que le baril de Brent jouera les équilibristes autour des 100 dollars — après un pic à 126 dollars — l'industrie européenne restera sous pression.

Mon conseil : surveillez de très près les 30 prochains jours. C'est le délai fixé
