Après plus de quatre ans d'opérations militaires actives, la situation ne se limite plus à une simple confrontation territoriale, mais s'est muée en une guerre d'usure technologique, économique et idéologique totale, où le théâtre ukrainien est de plus en plus indissociable des tensions systémiques globales, notamment au Moyen-Orient et dans la région Asie-Pacifique.

AVERTISSEMENT
Cette chronique compile majoritairement (à 80%) des sources russes, chinoises et turques. Elle vise à donner au lecteur français une connaissance panoramique de la perception russe et plus généralement "BRICS" de la guerre sur le front ukrainien. Elle ne prétend servir aucune cause, mais simplement faire comprendre la perception du conflit "depuis l'autre côté".
Je m'abonne pour lire la totalité de l'articleÉpuisement méthodique, supériorité technologique
Au printemps 2026, l'analyse des sources eurasiatiques met en avant une stabilisation relative du front, caractérisée par une guerre de positions d'une intensité cinétique sans précédent. Les forces armées russes poursuivent ce que le ministère de la Défense qualifie de pression méthodique, visant l'épuisement total des capacités de défense ukrainiennes.

État du contrôle territorial et objectifs stratégiques russes
Selon les rapports consolidés de mai 2026, la Fédération de Russie exerce un contrôle sur environ 20% du territoire ukrainien, englobant la Crimée, la quasi-totalité du Donbass et des portions significatives des régions de Kherson et Zaporijjia. Les sources chinoises, citant des communiqués officiels russes, indiquent que Moscou revendique désormais le contrôle total de l'oblast de Louhansk, bien que des engagements locaux persistent. Le rythme des avancées territoriales russes a connu une fluctuation saisonnière, avec un gain net moyen de 143 miles carrés par mois sur la dernière année, malgré une légère érosion tactique observée en avril 2026.
