L'humeur de Veerle Daens : l'ambassadeur US l'humilie, Barrot part bouder dans sa chambre

L'humeur de Veerle Daens : l'ambassadeur US l'humilie, Barrot part bouder dans sa chambre


Partager cet article

Mes chers amis du « rayonnement français » (ce concept vintage, entre le Minitel et le camembert au lait cru), asseyez-vous. Prenez un cognac, c’est tout ce qu’il nous reste de prestige liquide.

Aujourd’hui, la France a tenté de faire les gros bras. Le Quai d’Orsay a « convoqué » l’ambassadeur des États-Unis. Résultat ? Le diplomate a probablement regardé son agenda, vu qu’il avait un tournoi de paddle ou une dégustation de donuts, et a simplement répondu : « New phone, who dis ? ».

Le ministre est au coin (et tout le monde s'en fout)

La sanction est tombée, terrible, implacable : l’ambassadeur n'aura plus accès au Ministre des Affaires Étrangères. Oh, le choc ! On imagine déjà l’Américain, effondré dans sa limousine, privé des monologues interminables de notre diplomatie en carton-pâte sur « l’exception culturelle » et « le dialogue nécessaire ».

Soyons sérieux : dans un monde où la puissance se mesure au PIB et à l'innovation, la France tente de régner par l'étiquette. C’est la stratégie de la concierge qui refuse d’ouvrir la porte au propriétaire de l’immeuble parce qu’il n’a pas dit bonjour. On se croit encore à Versailles, mais on est juste dans un épisode de The Office, version Quai Conti.

Les « Souverainistes de Plateau » : Le syndrome de Stockholm en direct

Mais le plus savoureux — ce petit goût de défaite qui croustille sous la dent — se passe sur les médias souverainistes et patriotes. Là, notre avant-garde de salon, les défenseurs de la « Grandeur de la France » ont atteint un niveau de contorsion mentale qui ferait passer un gymnaste olympique pour un piquet de grève.

Ces braves patriotes, qui s'étouffent d'habitude quand Bruxelles demande de changer la taille des filets de pêche, ont applaudi ! Oui, ils ont félicité l'ambassadeur américain de mépriser leur propre pays.

  • Le concept est brillant : On adore la souveraineté, mais seulement si elle est exercée par un cow-boy sur notre propre sol.
  • L’ingérence ? Un délice, pourvu qu’elle vienne de Washington avec un accent texan.
  • Le mépris ? Une marque de respect, sans doute !

Voir ces chantres de la "France Forte" se liquéfier de bonheur parce qu’un diplomate étranger s’essuie les pieds sur le tapis du ministère, c’est le sommet de l’ironie libertarienne. Ils ne veulent pas une France souveraine ; ils veulent un maître qui a plus de gueule que le locataire actuel de l’Élysée.

La crédibilité ? Quelle crédibilité ?

La vérité est cruelle : quand on passe son temps à taxer tout ce qui bouge, à réglementer le moindre souffle d'air et à vivre sur une gloire passée qui s'effrite comme un vieux croissant, on ne convoque pas l'Oncle Sam. On lui demande poliment s'il veut bien encore acheter nos sacs à main de luxe pour ses influenceuses.

La France ne fait plus peur, elle ne fait plus rêver, elle fait juste... des communiqués de presse que personne ne lit. À force de vouloir jouer les arbitres du monde avec un sifflet cassé, on finit par se faire sortir du terrain par les ramasseurs de balles.

Allez, santé ! Et vive la "souveraineté"... enfin, celle des autres.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
À partir de quel âge notre Guide de l'épargne-retraite doit vous intéresser ? par Vincent Clairmont

À partir de quel âge notre Guide de l'épargne-retraite doit vous intéresser ? par Vincent Clairmont

Aujourd'hui, le Courrier vous offre le Guide opérationnel de l'épargne retraite à destination des cadres (à télécharger en fin d'article). À partir de quel âge devez-vous le consulter pour éviter la ruine ou la misère au moment de la retraite ? L'idée que la retraite est une fin de carrière tranquille appartient au siècle dernier. En 2026, pour un cadre supérieur, la préparation de la retraite est devenue une véritable ingénierie financière qui commence bien plus tôt qu'on ne le pense. Voic


Rédaction

Rédaction

L’empire du casher: pourquoi crevettes, huîtres et crabes restent bannis de l’assiette juive

L’empire du casher: pourquoi crevettes, huîtres et crabes restent bannis de l’assiette juive

Crevettes, huîtres, crabes, moules : ces fruits de mer n’ont pas leur place dans une assiette casher. La raison n’est ni gustative ni sanitaire, mais serait strictement religieuse. Selon la Torah, seuls les animaux aquatiques dotés à la fois de nageoires et d’écailles sont autorisés à la consommation. Tout le reste crustacés, coquillages, mollusques )est déclaré impropre. Une règle ancienne, inscrite dans le Lévitique et le Deutéronome, qui continue de structurer l’alimentation de millions de ju


Rédaction

Rédaction

La défaite d'Orban annonce le reflux du souverainisme de façade, par Thibault de Varenne

La défaite d'Orban annonce le reflux du souverainisme de façade, par Thibault de Varenne

La défaite de Viktor Orbàn confirme les intuitions souvent exprimées dans nos colonnes depuis un an maintenant : l'élection de Donald Trump annonce le reflux de ce souverainisme de façade, populiste et fasciné par les hommes forts. Avec l'échec d'Orban, le souverainisme illibéral cède la place à un souverainisme d'un type nouveau. Le 12 avril 2026 restera dans les annales comme le jour où le "laboratoire" de l'illibéralisme européen a implosé. En une seule soirée électorale, le système que Vikt


Rédaction

Rédaction

Affaire Epstein : nouvelles révélations qui font trembler Buckingham

Affaire Epstein : nouvelles révélations qui font trembler Buckingham

Un nouveau témoignage venu du cœur du palais relance l’affaire qui hante Buckingham : l'ex prince Andrew, déjà déchu et arrêté, entretenait des relations « malsaines » avec le délinquant sexuel Jeffrey Epstein. Selon Ken Wharfe, ancien garde du corps de Diana, le scandale n’en est qu’à ses prémices. Ce témoin issu des plus hautes sphères royales, évoque des « informations non révélées ». Un ancien garde du corps de Lady Diana, Ken Wharfe, ancien inspecteur de Scotland Yard, vient de lâcher une


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany