Les rappels Covid-19 ciblant Omicron autorisés en France

Les rappels Covid-19 ciblant Omicron autorisés en France


Partager cet article

Mardi 20 septembre, la Haute Autorité de Santé (HAS) a autorisé l’utilisation des injections de rappel anti-Covid-19 ARNm de Pfizer/BioNTech et Moderna, conçus pour cibler le variant Omicron.

Pour parer une éventuelle nouvelle vague, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a approuvé le 1er septembre, les deux vaccins actualisés des géants Pfizer et Moderna. Cette nouvelle génération d’injection anti-Covid dite “bivalente” attaque à la fois la souche originale du SARS-CoV-2, mais également la souche BA.1 d’ Omicron. Alors qu’en France, la rentrée est marquée par une baisse significative de la circulation du SARS-CoV-2  au niveau national. La Haute autorité de santé (HAS) donne son feu vert à trois vaccins anti-Covid adaptés à Omicron, en vue d’une campagne de rappel cet automne pour parer une éventuelle nouvelle vague. L’Union européenne se prépare à continuer sa politique de vaccination massive, les données épidémiologiques montrent pourtant l’échec de cette politique, cas du Portugal, en 2022, ce pays dont le taux de vaccination est parmi les plus élevés au monde figure parmi  les pays les plus touchés par l’épidémie.

La HAS recommande les rappels actualisés pour l’automne

Le 1er septembre, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a donné son feu vert concernant l’usage des deux rappels actualisés de Pfizer/BioNTech et de Moderna. Elle a recommandé aux autorités de régulation des pays membres de l’UE (Union européenne) d’approuver leur administration aux personnes âgées de 12 ans et plus. Notons que les bénéficiaires des vaccins doivent avoir déjà reçu la primo-vaccination.

Dans un communiqué du 20 septembre,  la Haute Autorité de Santé (HAS) préconise une campagne de rappel avec ces vaccins ARNmessager adaptés à Omicron. L’autorité de régulation française a autorisé l’utilisation des trois vaccins bivalents en France. Il s’agit en l’occurrence des vaccins bivalents BA.1 de Pfizer/Moderna, le BA.4 et BA.5 de Pfizer et le BA.1 de Moderna.

« Sur la base des données disponibles et dans un contexte épidémique marqué par la circulation majoritaire du sous-variant BA.5 », la HAS recommande d’utiliser « de préférence » l’un de ces vaccins pour une nouvelle dose de rappel automnale, et ce, peu importe, le sérum anti-Covid initialement administrée à la personne.

Les rappels pour les vulnérables et relance  de l’utilisation des vaccins originaux “inefficaces”

Le régulateur européen des médicaments et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ont recommandé mardi 6 septembre la priorité des rappels de ces vaccins bivalents sur les groupes de population à haut risque, comme les personnes âgées, les personnes immunodéprimées et vulnérables (à partir de 12 ans).

Même discours pour la HAS, elle recommande aux personnes âgées de plus de 60 ans et aux individus qui présentent un risque élevé de développer la forme sévère du Covid-19 ainsi que les femmes enceintes de recevoir ces rappels actualisés. Les professionnels de santé ainsi que les proches des groupes à risque sont aussi encouragés à se faire vacciner.

Dans sa recommandation, la HAS rappelle l’efficacité des vaccins actuels contre les formes sévères du Covid-19. On sait pourtant que les sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5 échappent aux réponses anticorps à la fois chez les personnes ayant déjà été infectées par le Covid-19, mais aussi chez celles qui ont été entièrement vaccinées.

Comme aux États-Unis où les autorités sanitaires exhortent les Américains à un « booster » annuel, incluant le vaccin contre la grippe en même temps que leur rappel anti-Covid. La HAS recommande également aux Français de coupler la campagne de rappel vaccinal contre la Covid-19 à celle de la vaccination contre la grippe, qui démarrera le 18 octobre.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Influence conjugale à l’Élysée : Macron voulait un référendum. Brigitte a dit non

Influence conjugale à l’Élysée : Macron voulait un référendum. Brigitte a dit non

Selon le journaliste Florian Tardif, auteur de Un couple (presque) parfait paru le 13 mai, Brigitte Macron aurait fait reculer son mari sur la tenue d’un référendum envisagé lors de l’émission TF1 du 12 mai 2025. Motif invoqué : la peur des conséquences. Une révélation qui pose une question constitutionnelle gênante : qui, au fond, décide vraiment ? Vendredi 15 mai dernier, sur RMC, le journaliste de Paris-Match Florian Tardif, avait révélé que Brigitte Macron aurait convaincu le Président Emma


Rédaction

Rédaction

Swatch Royal Pop : quand la quête du luxe "low cost" dégénère

Swatch Royal Pop : quand la quête du luxe "low cost" dégénère

Samedi 16 mai 2026, la mise en vente de la collection « Royal Pop », collaboration entre Swatch et Audemars Piguet, a viré à l'émeute dans plusieurs pays. Gaz lacrymogène à Parly 2, bagarre à Milan, chaos au Times Square : Swatch a sous-estimé la machine qu'elle avait elle-même mise en marche. Derrière l’image ludique d’une montre à 400 euros inspirée de la mythique Royal Oak, l’opération révèle surtout un capitalisme de la pénurie savamment entretenu, désormais amplifié par l’IA et les platefor


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Dettes publiques : le krach arrive-t-il ? par Vincent Clairmont

Dettes publiques : le krach arrive-t-il ? par Vincent Clairmont

Pour tous ceux qui croyaient encore au miracle permanent de la planche à billets, à la gratuité de la dette et à l'omnipotence des planificateurs étatiques, le réveil de ce printemps 2026 est d'une brutalité inouïe. Alors que le détroit d’Hormuz s'enfonce dans sa onzième semaine de blocage consécutive à la suite de l’échec du sommet Trump-Xi à Pékin, le marché de l’énergie s’embrase. Poussé par des attaques de drones répétées contre les infrastructures des Émirats arabes unis et l’expiration de


Rédaction

Rédaction

Après les péages de l’IA, la guerre contre les empires numériques commence, par Eric Lemaire

Après les péages de l’IA, la guerre contre les empires numériques commence, par Eric Lemaire

Les géants de la tech devraient relire l’Histoire économique ; l’écosystème IA ne peut être bloqué sans provoquer une réaction. Procès antitrust, révolte des utilisateurs, retour du self-hosting, modèles open source, souveraineté numérique : la contre-offensive commence déjà. Comme Linux face à Microsoft dans les années 1990, une nouvelle génération d’IA ouvertes finira par fissurer les futurs monopoles cognitifs, qui devront devenir progressivement quasi gratuits puis ouverts. La guerre de l


Rédaction

Rédaction