La nouvelle armée deviendra l’atout de la politique étrangère russe, par Evgueni Pozdnyakov

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« Si vis pacem parabellum ». Tout le monde connait cette expression. En réalité, le texte exact de l’auteur romain Végèce est bien plus riche et précis : « « Ainsi, celui qui désire la paix devrait préparer la guerre. Celui qui désire la victoire devrait entraîner soigneusement ses soldats. Celui qui désire des résultats favorables devrait combattre en se fiant à ses habiletés et non à la chance ». Vladimir Poutine semble suivre ces conseils avec beaucoup d’intelligence, n’en déplaise à ses détracteurs. Avec recul, nombre de dirigeants devraient regretter d’avoir ignoré les avertissements et les prédictions du président russe lors de son discours le 10 février 2007 à Munich sur la sécurité mondiale. Aujourd’hui, la diplomatie russe fait feu de tout bois et l’armée russe s’est dotée d’un potentiel très important qui impressionne désormais l’OTAN. Les conflits en Syrie, et en Ukraine surtout, ont constitué un effet d’apprentissage sans équivalent dans le monde, notamment dans le cadre de conflits de haute-intensité qui semblaient avoir disparu depuis la guerre de Corée. Récemment, Vladimir Poutine a décidé d’augmenter les effectifs des forces armées russes, afin de répondre à un contexte d’instabilité internationale et à l’émergence de nouvelles menaces contre son pays.

Imbert à l'Élysée, Moulin à la Banque de France : quand le grand jeu des chaises musicales macronistes s’accélère

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Un décret paru au Journal officiel ce 30 avril officialise le retour de Pierre-André Imbert comme secrétaire général de l'Élysée. Son précédent, Emmanuel Moulin, lorgne la Banque de France. Derrière ces nominations techniques se dessine une stratégie de placement institutionnel en cette fin du deuxième mandat de Macron. Pierre-André Imbert, inspecteur général des finances et ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée de 2020 à 2023, deviendra lundi 4 mai le nouveau secrétaire général de la p


Lalaina Andriamparany

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L'OPEP-monde se meurt, le pétrole s'embrase : vers un Brent à 150$, par Vincent Clairmont

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Le marché pétrolier n'est plus une mécanique de précision, mais une boucherie à ciel ouvert. Le Brent frôle les 120 dollars le baril et, tandis que les chancelleries s'agitent, les faits, eux, sont têtus : nous assistons à la démolition contrôlée de l'ordre énergétique mondial. Ce n'est pas une simple "crise de volatilité", c'est le grand découplage entre la géopolitique de la force et les illusions d'un marché physique en état de mort cérébrale. Pourquoi l’asphyxie mondiale impose une stratég


Rédaction

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La Directive UE sur les rémunérations ou la fin programmée de la liberté contractuelle...

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Plusieurs lecteurs m'ont demandé ce que je pensais de la directive européenne sur les rémunérations, qui va révolutionner ce sujet tabou en France. Voici une première réponse... Sous le vernis moralisateur de l'« égalité femme-homme », la Directive (UE) 2023/970 vient d’achever ce qui restait de l’autonomie de gestion dans nos entreprises. Ce n'est plus du droit social, c'est de l'ingénierie bureaucratique pure, une tentative désespérée de la Caste européenne de substituer le plan à la réalité


Éric Verhaeghe

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Directive rémunérations : quelles sont les surtranspositions françaises qui nuiront aux entreprises? par Elise Rochefort

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Alors que l'échéance du 7 juin 2026 approche, la France s'apprête à transformer son Index de l’égalité professionnelle pour l'aligner sur la directive (UE) 2023/970. Si l'intention de réduire l'écart salarial (toujours de 14,2 % en France) est louable, le projet de loi français choisit d'aller bien au-delà des exigences européennes minimales. Pour les entreprises, ces « surtranspositions » ne sont pas neutres : elles créent une charge administrative et un risque juridique inédit que j'analyse p


Rédaction

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