L'adolescent de 14 ans, Hamza F., alias « La Douane », a été à nouveau interpellé et placé en garde à vue près du canal Saint-Martin, pour vol de téléphone aggravé et outrage envers de policiers. Connu défavorablement des services de police, ce mineur a transformé les berges des 10e et 11e arrondissements en théâtre d’incivilités quotidiennes filmées et diffusées sur Snapchat.
Entre « péages » illégaux à 2 euros sous menace de pistolet à eau, vols sur terrasses et baignades forcées,ce fait divers met la justice des mineurs sous pression.
Une succession d'incivilités devenues vite virales
Hamza F., connu sous le surnom de « La Douane », s'est fait connaître en instaurant un faux « péage » de deux euros auprès des cyclistes et des passants. Les récalcitrants étaient aspergés avec un pistolet à eau. D'autres vidéos le montrent volant sur des terrasses de cafés, harcelant des promeneurs ou poussant certaines personnes dans le canal.
Hamza dit LaDouane a été arrêté et menotté très récemment.
— Jean Bexon (@jean_bexon) July 1, 2026
Au moins, trois véhicules de police nationale ont été nécessaire pour l’interpeller. pic.twitter.com/8spZ0CGp3K
Le 25 juin, une première tentative d'interpellation tourne au ridicule pour les forces de l'ordre. Après être sorti de l'eau, l'adolescent profite d'un moment d'inattention pour ouvrir la portière du véhicule de police et replonger dans le canal sous les yeux des riverains qui filment la scène. Quelques jours plus tard, il provoque également des policiers municipaux en les arrosant avec son pistolet à eau.

Cette stratégie de mise en scène permanente lui assure une forte visibilité sur les réseaux sociaux, où chaque intervention policière devient un contenu susceptible de renforcer sa notoriété.
Une interpellation qui dépasse le simple fait divers
L'adolescent avait déjà été placé en garde à vue le 27 juin dernier au motif de faits de dégradations et de violences en réunion. À l'issue de cette procédure, il a été placé sous contrôle judiciaire.

Loin d'exprimer des regrets, plusieurs vidéos publiées après sa garde à vue le montrent remerciant ironiquement les policiers « pour la climatisation » tout en dénonçant un prétendu « racisme », alimentant encore davantage la polémique. Hier, il a recidivé et a été interpellé par la police pour des faits de vol aggravé, outrage à agents et rébellion.

L'affaire divise désormais l'opinion. Certains relativisent ces actes en les présentant comme de simples provocations estivales d'un adolescent. D'autres y voient au contraire le symptôme d'une délinquance répétée banalisée par les réseaux sociaux, favorisée selon eux par l'absence d'autorité familiale et par une réponse judiciaire jugée insuffisamment dissuasive.
Derrière ce buzz médiatique se cache pourtant une réalité bien plus sombre : la banalisation de l’insécurité ordinaire dans la capitale, où les contribuables financent une machine administrative lourde incapable d’assurer la simple tranquillité publique.


